Engagement : zéro impact sur l'environnement

Toute activité industrielle, dont l'industrie nucléaire, rejette dans l'environnement des effluents liquides et gazeux. Il convient d'en limiter l'impact sur l'homme et le milieu naturel à un niveau aussi bas que raisonnablement possible. Règlementé par les autorités, l'impact environnemental est mesuré de façon très précise.
Comment mesure-t-on l'impact environnemental?
La détermination de l'impact des rejets sur la santé et l'environnement comporte deux étapes principales :
- l'inventaire des flux physiques, basé sur la connaissance précise des rejets dans l'environnement découlant de l'activité concernée. Il faut rappeler que la radioactivité, même si elle est effectivement impossible à percevoir directement par l'homme car inodore et incolore, peut être mesurée dans ses moindres caractéristiques, radioélément par radioélément.
- la détermination de l'impact de ces rejets sur la population et les écosystèmes, qui prend en compte la radiotoxicité spécifique de chaque radioélément. Les impacts sur l'homme des rejets radioactifs sont exprimés dans une unité appelée microsievert (µSv), qui prend en compte l'effet spécifique de chaque radioélément (type de produit radioactif).
Les travaux du Groupe de Radioécologie Nord-Cotentin, dont les conclusions ont été remises au gouvernement et rendues publiques le 14 octobre 1999, ont permis d'élaborer une méthode d'évaluation scientifiquement reconnue permettant de déterminer l'impact des rejets d'installations nucléaires. Cette méthode est utilisée pour déterminer l'impact des rejets des installations d'AREVA à La Hague.
Le respect, par les exploitants nucléaires des autorisations de rejets qui leur sont accordées par les autorités compétentes permet en tout état de cause de garantir l'absence de conséquences sanitaires de ces activités pour le public et l'environnement.
L'engagement d'AREVA pour le "zéro impact"
La CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) a fixé à 1 millisievert par an l'impact maximum acceptable pour le public de l'activité d'installations nucléaires, et donc ne nécessitant la mise en place d'aucune protection particulière.
A titre de comparaison, l'impact de la radioactivité naturelle sur un individu en France varie entre 1,5 et 6 millisievert par an suivant les régions. Les travaux les plus récents des experts internationaux en radioprotection, ont fixé à 0,03 millisieverts le seuil en-dessous duquel un risque devient insignifiant pour l'homme. On peut donc considérer qu'il s'agit d'une définition opérationnelle de l'impact nul.
Aujourd'hui, AREVA s'engage à ce que l'impact de l'activité de ses usines de La Hague, quelles qu'en soient les caractéristiques en termes de programmes industriels et de nature des matières traitées, ne dépasse jamais la valeur de 0,03 millisievert sur les groupes de population de référence. Cette valeur est en effet considérée par les experts comme synonyme de "zéro impact" et constitue la traduction opérationnelle du concept de zéro rejet.
Le respect de cet engagement est contrôlé en permanence par les autorités compétentes et notamment par l'ASN. AREVA communique régulièrement l'ensemble des mesures réalisées dans l'environnement, selon des plans de prélèvements et d'analyses que l'IRSN* a préalablement approuvés. L'IRSN dispose d'une antenne à Beaumont-Hague, à proximité de l'établissement, pour effectuer ses propres prélèvements et analyses.
*IRSN Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire appui technique de l'ASN
Une démarche de progrès continu
L'engagement d'AREVA s'inscrit dans une démarche continue de progrès qui vise à limiter prioritairement le rejet des éléments ayant le plus fort impact.
Ainsi, depuis la mise en service des premières installations en 1966, l'impact des rejets de l'établissement a été réduit d'un facteur cinq, alors que la quantité de combustibles traités a notablement augmenté depuis 30 ans. L'ensemble des études épidémiologiques et radioécologiques réalisées à ce jour, et notamment les travaux récents du Groupe de Radioécologie Nord-Cotentin, présidé par Mme Annie Sugier, montre l'absence de conséquence significative sur la santé de ces rejets.
Cette démarche de progrès sera poursuivie dans l'avenir, en prenant en compte les travaux conduits par les différents organismes de recherche compétents en la matière. Elle se traduira par des travaux d'amélioration des installations dès lors que leur efficacité industrielle aura été établie.

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