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Surveillance de l'environnement

Contrôle de l'environnement : prélèvement d'eau dans un puit à Marcoule

L'usine MELOX mesure en permanence l'impact de son activité sur l'environnement. Outre les contrôles effectués par le CEA Marcoule sur l'écosystème, les rejets liquides et gazeux font l'objet d'une surveillance étroite.

Le suivi environnemental permanent

Pour évaluer l’impact réel des activités du site de MELOX sur son environnement, les exploitants nucléaires disposent des services spécialisés et mutualisés pour les exploitants du site du CEA Marcoule, qui effectuent des campagnes régulières de mesures permettant :

  • la mesure de l’impact général du site sur les écosystèmes aquatique et terrestre,
  • la détection d’éventuelles accumulations de matières radioactives par action des vents dominants (milieux terrestres) ou du courant (zones de ralentissement du courant en milieu fluvial).

Cette surveillance s'exerce selon les modalités suivantes :

  • La surveillance atmosphérique est assurée à partir de quatre stations réglementaires implantées à Codolet, Bagnols-sur-Cèze, Saint-Étienne-des-Sorts (Gard) et Caderousse (Vaucluse), et d’une station météorologique raccordée au réseau Météo France.
  • Le niveau de radioactivité dans l’environnement terrestre est surveillé notamment par l’analyse de prélèvements de végétaux et de productions agricoles.
  • La nappe phréatique de Marcoule est également contrôlée à partir de prélèvements effectués sur des forages spécifiques. Concernant la zone de MELOX, les résultats des mesures radiologiques effectuées mensuellement et trimestriellement confirment l’absence d’incidence liée aux activités de l’usine.
  • Le niveau de radioactivité du milieu fluvial (eau du Rhône, faune et flore aquatique, sédiments) est également surveillé.

L'ensemble du suivi environnemental du site de Marcoule est disponible dans une plaquette mensuelle diffusée par le CEA sur leur site Internet.

La maîtrise des rejets gazeux

Les effluents gazeux radioactifs

Les effluents gazeux des deux bâtiments nucléaires proviennent de la ventilation des boîtes à gants et des locaux. Ils sont rejetés dans l’atmosphère après trois étages de filtration de Très Haute Efficacité. Ces rejets sont effectués à partir de deux cheminées implantées sur les bâtiments nucléaires. Les effluents subissent, avant rejet, plusieurs contrôles grâce à deux dispositifs de filtres et alarmes situés dans les cheminées :

  • Les mesures de la radioactivité, doublées et effectuées en continu, sont enregistrées et suivies en permanence au poste de surveillance générale de MELOX et au service de Protection Radiologique et Environnement de Marcoule.
  • Les prélèvements sur filtres, doublés et continus, permettent d’établir un bilan radiologique précis des rejets.
  • Les substances chimiques associées aux radionucléides sont contrôlées.
  • Les mesures de débit, elles aussi doublées, sont également réalisées.

Les rejets gazeux radioactifs et les substances chimiques associées (métaux, poussières, dioxyde de soufre, acide chlorhydrique, acide cyanhydrique, oxydes d’azote, monoxyde de carbone) sont très inférieurs aux limites autorisées. A ce jour la valeur des données mesurées relatives à l’activité de MELOX  sont plus de 100,000 fois inférieures aux limites d’exposition du public de 1mSv.

Les résultats de ces mesures sont diffusés localement :

  • Lire la lettre mensuelle environnement sur la site Internet du CEA

Les effluents gazeux conventionnels

Pour ses besoins propres ou pour assurer les redondances nécessaires à la sécurité et à la sûreté de l’INB, l’Etablissement MELOX dispose des installations suivantes :

  • deux chaudières au fuel (de 1,85 MW) pour la production d’eau chaude de chauffage des bâtiments,
  • deux groupes diesel de secours et deux groupes diesel de sauvegarde.

Les groupes diesel ne fonctionnent que lors de leurs essais périodiques de disponibilité ou en cas de perturbation de l’alimentation électrique normale (réseau EDF via Marcoule), tels que des épisodes orageux.

Les rejets de gaz de combustion se font par des cheminées spécifiques à chaque équipement. Les rejets des chaudières sont périodiquement contrôlés.

Les valeurs mesurées (oxydes d’azote, poussières, vitesses) sont en dessous des limites réglementaires. Compte tenu du caractère occasionnel de leur fonctionnement au fuel domestique, les groupes diesel ne sont pas soumis à des contrôles réglementaires.

Des procédures de contrôle des rejets liquides

On distingue deux types d’effluents liquides : les effluents radioactifs, qui proviennent de la mise en œuvre du procédé industriel, et les effluents conventionnels, tels que les eaux de pluie, les eaux-vannes (sanitaires) et les eaux usées.

Les effluents liquides radioactifs

L’usine d’AREVA MELOX étant une usine à sec (limitation de l’usage d’eau dans ses installations) les quelques effluents produits sont essentiellement générés par les contrôles et les analyses réalisés par le laboratoire qualité de l’usine. Ils sont de Faible (FA) ou Moyenne Activité (MA), et sont systématiquement contrôlés avant d’être dirigés vers la Station de Traitement des Effluents Liquides (STEL) de Marcoule, pour traitement et contrôle avant rejet dans le Rhône ou reroutage vers la filière d'élimination correspondante.

A ce jour la valeur des données mesurées relatives à l’activité de MELOX  sont 100,000 fois inférieures aux limites d’exposition du public de 1mSv.

Les effluents liquides conventionnels

Ces effluents proviennent des réseaux d’eaux usées et d’eaux-vannes (sanitaires) traitées et contrôlées par les stations d’épuration de MELOX ainsi que du réseau d’eau de pluie.

Après traitement par les stations d’épuration et avant rejet dans le contre-canal, la qualité physique et chimique des effluents conventionnels est contrôlée.

Tous ces rejets liquides conventionnels font toutefois l’objet d’un contrôle radiologique réglementaire avant rejet dans l’une des annexes fluviales du Rhône, puis dans le Rhône lui-même.

Ces analyses sont effectuées par le laboratoire du service de Protection Radiologique et Environnement du CEA de Marcoule.

À ce jour, aucune contamination n’a été constatée.

Par ailleurs, ce même laboratoire effectue les contrôles radiologiques et chimiques dans le contre-canal, après mélange avec les effluents conventionnels issus de l’ensemble du site de Marcoule, en application de l’arrêté préfectoral du 14 juin 1994.

Les résultats de ces mesures sont diffusés localement :

  • Lire la lettre mensuelle environnement sur la site Internet du CEA