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Des niveaux de radioactivité préoccupants ?

L'usine AREVA La Hague

L'impact sur l'homme du niveau de la radioactivité présente dans l'environnement se mesure précisément en millisievert/an. Les populations autour de l'établissement présentent des niveaux de radioactivité dont seuls 0,8 % sont dus à ses rejets. Par sa vie quotidienne, chacun peut supporter un certain degré de radioactivité sans crainte pour sa santé.

Les mesures doivent prendre en compte toutes les formes d'exposition à la radioactivité (alimentation, respiration, irradiation externe). Le seuil est déterminé à partir des niveaux de radioactivité mesurés dans les différents milieux de l'environnement et produits de la chaîne alimentaire (poussières dans l'air, légumes, lait, produits marins, etc.) à l'aide de modèles de calculs appropriés.

Selon les évaluations les plus récentes, l'impact de la radioactivité naturelle et artificielle pour les personnes vivant dans l'environnement du site d'AREVA La Hague (hors irradiation médicale) se situe actuellement à environ 2,5 millisieverts par an, dont au maximum 0,02 millisievert par an environ directement dus aux rejets liquides et gazeux d'AREVA La Hague.

Les résultats des mesures effectuées dans l'environnement permettent de connaître précisément le niveau d'impact lié à chaque origine (radioactivité naturelle ou artificielle) :

  • Ces mesures permettent de comparer la radioactivité due aux rejets d'une installation à la radioactivité naturelle présente dans l'environnement.
  • Le relevé mensuel des concentrations dans les différents milieux de l'environnement et produits de la chaîne alimentaire permet de déterminer le niveau et l'évolution des impacts dans le temps.

  • Données sur la radioactivité naturelle
    Contrôle hydrogéologique de l'environnement dans l'établissement de la Hague

    L'homme vit en permanence dans un environnement parcouru par des rayonnements naturels. Ils proviennent du soleil et des étoiles (les rayons cosmiques) mais aussi des substances radioactives présentes dans l'écorce terrestre, dans l'air, dans les êtres vivants et dans le corps humain lui-même.

    Le milieu naturel contient de nombreux radioéléments, aussi bien dans les minéraux que dans les tissus vivants. Le radioélément naturel le plus abondant dans notre environnement est le potassium 40. Sa radioactivité est décelable dans tous les échantillons prélevés et sa concentration dans le milieu naturel reste nettement supérieure à celle des radioéléments rejetés par l'établissement AREVA de La Hague, en se situant à  des niveaux de l'ordre de 100 Bq/kg dans les espèces vivantes.

    Le carbone 14 est également un radioélément naturel abondant. Il y a aujourd'hui 265 Bq de carbone 14 par kilogramme de carbone total dans notre environnement. Sa concentration dans les tissus vivants dépend de leur teneur en carbone total et atteint entre 10 et 40 Becquerels par kilo.

    Le potassium 40 et le carbone 14 sont des émetteurs de rayons bêta, mais il existe aussi des émetteurs alpha dans le milieu naturel. Dans les sols et dans les charbons par exemple, l'uranium 238 est présent à des concentrations de 10 à 40 Becquerels par kilo. Dans notre alimentation, le polonium 210 atteint 50 Bq/kg dans les crustacés et 20 Bq/kg dans les mollusques du Nord-Cotentin.

    Le radon 222, gaz naturel émanant du sol et des matériaux de construction, peut atteindre des concentrations de plusieurs centaines de Becquerels par mètre cube dans les caves et certaines habitations.

    L'exposition de l'homme à  ces sources naturelles de rayonnements conduit en moyenne dans le monde pour chaque individu à  une dose annuelle de 2,4 millisievert par an. Cette dose totale varie notablement en fonction des régions et dépend en particulier de la nature du sol (concentration en radon), de l'alimentation (potassium et polonium) et de l'altitude (rayons cosmiques). En France, elle varie entre 1,5 et 6 millisieverts par an.

    Evolution future des concentrations dans l'environnement

    AREVA s'engage à ce que l'impact annuel de ses installations ne dépasse pas 0,03 millisievert. Cela signifie que les niveaux de radioactivité dans les différents milieux de l'environnement et produits de la chaîne alimentaire dus aux rejets de l'établissement resteront extrêmement limités dans l'avenir.

  • Surveillance de l'évolution de la radioactivité
    Contrôle de l'environnement : prélèvement d'eau douce près le la Hague

    AREVA surveille de près l'état radiologique de l'environnement. Différents organismes indépendants couvrent en permanence les éco-systèmes marins et terrestres et confirment les résultats du groupe. Dans cette optique, AREVA s'engage à limiter son impact radioactif à 0,03 millisievert par an.

    Une surveillance accrue

    L'établissement d'AREVA systématise la surveillance de l'état radiologique de l'environnement. En parallèle, différents laboratoires indépendants font eux-mêmes leurs prélèvements et leurs analyses, et notamment :

    • La Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection (DGSNR), sous la tutelle du Ministère de l'Industrie.
    • Le Laboratoire Départemental d'Analyses de la Manche (LDA) installé à Saint-Lô.
    • Le Laboratoire d'Etudes Radioécologiques de la Façade Atlantique (LERFA) installé à Cherbourg-Octeville, qui fait partie de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).

    Le gouvernement français a fait constituer un groupe d'experts : le Groupe Radioécologie Nord-Cotentin. Ce dernier a réalisé l'inventaire de l'ensemble des prélèvements et des mesures de radioactivité réalisés dans l'environnement de l'usine depuis 1978 par de nombreux intervenants (exploitants, contrôleurs, experts institutionnels, mouvement associatif).

    Il a confirmé la cohérence de l'ensemble des résultats de mesures quels que soient les laboratoires qui les ont réalisées. Cet ensemble de mesures montre que l'état radiologique du Nord-Cotentin fait depuis plus de 20 ans l'objet d'une surveillance étroite et continue. Les fréquents prélèvements couvrent les différents écosystèmes marins et terrestres.

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