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La conduite de rejet en mer d'AREVA La Hague

Pointe de la Hague

Les opérations de démontage de l’ancienne conduite de rejet menées par COGEMA (devenue AREVA) dans le domaine public sont désormais terminées. Elles se sont achevées en mars 2004 par l’enlèvement du dernier tronçon situé entre le pied de la falaise et la cale d’accès à la mer.

Construite au milieu des années 60, cette conduite a servi jusqu’en 1980 à rejeter les effluents faiblement radioactifs. A cette date, sa partie immergée a été démontée, après la mise en service de la nouvelle conduite.

Les travaux entamés en septembre 2001 par l’enlèvement du point P (l’extrémité de l’ancienne conduite), se sont déroulés en cinq étapes, sur deux ans et demi.

Ce démontage respectueux de l’environnement s’accorde parfaitement avec les objectifs d'AREVA en matière de développement durable. A l’issue des travaux, conformément aux engagements de l’établissement et à l’étude d’impact, qui avait était déposée dans les mairies d’Herqueville et de Jobourg, le site a été remis dans son état d’origine.

Vue globale du chantier

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Bilan du premier chantier

Falaises près du site de La Hague

Les travaux de démontage des deux tronçons de conduite, situé pour le premier près du sentier des douaniers en partie haute de la falaise, et pour le second en zone de marnage, se sont achevés. Ces tronçons ont été découpés et sont en cours de conditionnement et d'évacuation.

Le chantier a été mené conformément aux dispositions environnementales fixées à l'établissement par l'Autorité de sûreté nucléaire. Ces dispositions ont eu un double objectif :

  • Mettre en place les moyens permettant de prévenir tout risque de dispersion de matières radioactives dans l'environnement. Les travaux se sont déroulés dans le respect des dispositions de prévention du risque de dispersion de matières radioactives dans l'environnement associées à un seuil d'alerte de 1 Bq/g et à un seuil d'arrêt de 10 Bq/g. Hormis quelques rares événements localisés antérieurs aux travaux, tous les résultats des prélèvements effectués dans le cadre du programme spécifique de surveillance de l'environnement ont été inférieurs à 1 Bq/g, ce qui correspond à la radioactivité naturelle d'un bloc de granit. Ces mesures de radioactivité montrent que l'environnement des chantiers n'a pas été affecté par les travaux.
  • Garantir l'absence d'impact radiologique pour la population et les espèces vivantes.

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Démontage du troisième tronçon

Vue de la falaise

Le troisième tronçon de conduite, d'une quarantaine de mètres, suit le profil de la falaise qui présente à cet endroit une dénivelée de plus de 20 mètres. Un nouveau sentier en bois sera construit, afin de respecter la politique de développement durable du groupe.

Trois étapes de réalisation

Les travaux, en trois phases, ont consisté à :

  • Terrasser, c'est-à-dire déblayer le terrain à l'aide de pelles mécaniques, et notamment d'une pelle-araignée pour le terrassement de la partie de la falaise la plus inclinée.
  • Démolir le béton recouvrant la conduite : un funiculaire est alors mis en place sur le flanc de la falaise pour permettre l'accès au chantier et l'évacuation des gravats.
  • Riper la conduite : il s'agit de faire remonter, telle quelle, la conduite vers un puits de travail où elle est découpée puis conditionnée.

Une exigence : le détournement du sentier des douaniers

Le tracé de ce tronçon de conduite coupe le sentier des douaniers pour lequel il existe une servitude de passage. Un nouveau tracé a donc été aménagé provisoirement, un peu plus au nord, pour permettre les travaux en tête de falaise. Le nouveau sentier est ouvert depuis le 30 octobre 2002.

Un exemple d'intégration réussie

Le nouveau  sentier est entièrement réalisé en bois spécialement traité. Ce choix répond à une volonté d'intégration de l'ouvrage dans son environnement et à une exigence de tenue face aux intempéries. Ce nouveau sentier a été maintenu pendant environ une année. Le tracé initial a été rétabli à l'issue des travaux.

Un chantier sous environnement contrôlé et maîtrisé

Ce chantier a été autorisé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire en septembre 2002. Il fait l'objet du même programme de surveillance de l'environnement que celui mené pour le premier chantier. Sont ainsi poursuivies :

  • Les mesures de contamination des résidus de démolition.
  • Les mesures de rayonnement des éléments démontés.

En parallèle, durant les travaux de démontage, la Commission Spéciale et Permanente d'Information auprès de l'Etablissement de La Hague (CSPI) a confié une mission de surveillance radiologique de l'Anse des Moulinets à l'Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (ACRO).

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Les cinq piliers de la réussite de l'opération

Vue de l'usine de traitement depuis le phare de Goury

Du phasage des travaux à la communication régulière sur l'avancement de ces derniers, le succès de l'opération s'appuie sur des étapes clés. Zoom sur la mise en oeuvre responsable d'AREVA.

1. Le phasage des travaux qui a tenu compte des difficultés spécifiques à chaque zone. Ainsi les étapes les plus difficiles ont été réalisées en dernier, afin de bénéficier du retour d’expérience.

  • Réalisation des travaux hors domaine public maritime : démontage de la conduite située en tête de falaise.
  • Réalisation des travaux en zone de marnage en été, afin de bénéficier de conditions océano-météorologiques optimales.
  • Réalisation de la partie située le long de la falaise, nécessitant au préalable le détournement du sentier des Douaniers.
  • Réalisation de la partie où la conduite passait sous la cale. Elle a nécessité la démolition partielle de celle-ci.

2. La coordination des différents intervenants matérialisée notamment par un suivi hebdomadaire des opérations en cours et à venir.

3. L’analyse des risques potentiels sur l’environnement afin de disposer de moyens de secours adaptés en cas de dégradation des barrières de confinement lors des travaux.

4. La qualification des modes opératoires et la formation des intervenants sur maquette à l’échelle 1 avant toute intervention.

5. La communication régulière à destination des médias et des élus sur les prévisions et l’avancement des travaux.

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Des travaux menés conformément aux dispositions environnementales fixées à l'établissement

Prélèvement de sable près de l'usine de traitement des combustibles usés de La Hague

Chaque phase des travaux de démontage a été autorisée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Elles ont fait l’objet du même programme de surveillance. Diverses analyses et mesures attestent d'un impact neutre sur l'environnement.

Pendant les travaux, 5 000 prélèvements et analyses ont été réalisés. Il y a eu en permanence :

  • Une analyse quotidienne de l’eau de mer de l’Anse des moulinets.
  • Une analyse trimestrielle des algues, patelles et sable de l’Anse.

Et durant toute la période des travaux :

  • Des mesures de contamination des résidus de démolition.
  • Des mesures de rayonnement des éléments démontés.
  • Des analyses hebdomadaires de sable lors de la basse mer.

Suite à ces analyses et à ces mesures, aucun marquage de l’environnement n’a été constaté.

En parallèle, durant les travaux, la Commission Spéciale et Permanente d’Information auprès de l’Etablissement de la Hague (CSPI) a confié une mission de surveillance radiologique de l’Anse des Moulinets à l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO).

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Bilan des travaux

Contrôle de l'environnement, échantillon d'un prélèvement d'eau de mer

Cette opération de plusieurs dizaines de millions d'euros a mobilisé pendant deux ans et demi un effectif allant jusqu’à 40 personnes en pointe. Les déchets sont conditionnés sur site et envoyés à l'ANDRA pour traitement.

  • Coût des travaux : 20 millions d’euros.
  • Heures de travail : 80 000 heures productives.
  • Terrassement et démolition : 1 300 m3 de gravats.

Bilan dosimétrique opérationnel : le bilan est inférieur de 34 % à celui initialement prévu. Ce bon résultat a été obtenu grâce à l’optimisation des interventions et à la prise en compte du retour d’expérience entre les différentes étapes.

Le conditionnement : les déchets ont été conditionnés sur le site, suivant les procédures employées sur l’établissement, en fonction de leur destination : dans des fûts métalliques, des boîtes métalliques et des conteneurs en béton (CBFK).

L’ensemble de ces déchets faiblement radioactif est envoyé au centre de stockage des déchets de surface de l’ANDRA à Soulaines, dans l’Aube.

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Quelques dates-clés

Coucher de soleil sur le cap de la Hague, près du site AREVA

De la première conduite de rejet en mer dans les années 60 jusqu'à la remise en état de la zone de marnage, en passant par les travaux de démontage... Voici quelques dates à retenir concernant la conduite de rejet en mer AREVA La Hague

  • Milieu des années 60 : construction de l'ancienne conduite de rejet en mer, utilisée jusqu'en 1980.
  • De 1983 à 1985 : démontage de la partie immergée de la première conduite.
  • Avril 2002 : démarrage, après autorisation de l'Autorité de sûreté nucléaire, des travaux de démontage de la partie de la conduite située dans la zone de marnage.
  • Août 2002 : fin du démontage des deux tronçons de conduite, situé pour le premier près du sentier des douaniers en partie haute de la falaise, et pour le second en zone de marnage.
  • Septembre 2002 : obtention de l'autorisation de réaliser les travaux de démontage de la partie de l'ancienne conduite située entre la clôture AREVA et le pied de la falaise.
  • Octobre 2002 : détournement du sentier des douaniers.
  • Mai 2003 : fin du démontage du tronçon situé le long de la falaise et obtention de l'autorisation de réaliser les travaux de démontage du dernier tronçon, situé entre le pied de la falaise et la cale d'accès à la mer.
  • Juillet 2003 : enclenchement des travaux du dernier tronçon.
  • Août 2003 : rétablissement du tracé initial du sentier des douaniers.
  • Décembre 2003 : fin du démontage du dernier tronçon.
  • Mars 2004 : remise en état de la zone de marnage et repli de chantier.

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