Valorisation des sites nucléaires

Le démantèlement et la réhabilitation d’installations nucléaires arrivées en fin de vie sont le centre de l'activité de valorisation des sites nucléaires. Le succès de ces chantiers de longue haleine constitue un enjeu industriel, sociétal et technique majeur pour l’avenir de l’industrie nucléaire.
Un enjeu capital pour l’avenir de l’industrie nucléaire
L'activité d'AREVA "Valorisation des sites " conçoit et assure le suivi des opérations de démantèlement et de valorisation des anciens sites nucléaires pour permettre leur réutilisation. AREVA dispose d'une expérience de plus de 20 ans dans ces métiers hautement techniques. De nombreuses installations construites dans les années 50 et 60 arrivent en fin d'exploitation. La valorisation des sites qui les hébergent représentent un défi industriel majeur, d'autant qu'ils devront pouvoir accueillir de nouveaux projets.
Leur valorisation constitue un enjeu capital pour l’avenir de l’industrie nucléaire en même temps qu’un important défi technique :
Un enjeu de société
Le démantèlement et la valorisation des anciennes installations démontrent la réversibilité du nucléaire : comme toute activité industrielle, un site nucléaire a une durée de vie maîtrisée. Après sa réhabilitation, il peut être valorisé pour accueillir de nouvelles activités.
Un défi technique
Par la taille et la complexité des installations à décontaminer et à démanteler, les opérations de valorisation représentent des chantiers majeurs nécessitant de traiter des volumes conséquents de béton, acier, cuivre, etc. dans des conditions difficiles.
D’importants efforts de développement ont permis de définir des procédures et des techniques aujourd’hui éprouvées. La faisabilité des opérations est démontrée par les chantiers menés depuis une quinzaine d’années dans le monde.
Un enjeu économique
Des centaines de millions d’euros seront investis dans la valorisation des sites. Les chantiers s’étalent sur de nombreuses années et représentent plusieurs milliers d’emplois. Ils permettent de maintenir une importante activité après l’arrêt des installations en attendant la mise en place de nouveaux projets industriels. Ils assurent la continuité de l’activité économique locale.
Une activité industrielle d'avenir
Sur les 500 centrales nucléaires construites dans le monde, plus d’une centaine sont en fin de vie. On compte également des dizaines d’unités de recherche et d’usines de production de combustible et de recyclage.
La valorisation de ces sites à l’arrêt va devenir une activité industrielle de premier ordre et trouver sa place dans le cycle de vie d’une installation :
- conception,
- construction,
- exploitation,
- arrêt et valorisation.
Des compétences et une expertise spécifiques se déploient au sein d’AREVA. De nouveaux métiers apparaissent (chef de projet valorisation, responsable scénario et retour d’expérience, responsable méthodes opérationnelles de démantèlement, opérateur de rinçage…) et une filière de formation et de compagnonnage dédiée se met en place.
La valorisation, des chantiers de longue haleine
Les chantiers de valorisation peuvent s'étendre sur des dizaines d’années et représentent des investissements de plusieurs milliards d’euros. Bien avant le commencement des opérations, la phase amont nécessite des années d’étude et de préparation pour planifier les travaux, choisir les techniques utilisées, optimiser les délais et les coûts.
Evaluation
La phase préparatoire des chantiers s’étale sur plusieurs années. Les études permettent d’évaluer les ressources nécessaires, de chiffrer les coûts, d’établir un planning détaillé et de décrire précisément chaque phase du chantier. Chaque étape, soumise à autorisation administrative, doit être validée par les autorités de sûreté. Ce long processus administratif garantit la sûreté du chantier et la sécurité du personnel.
Assainissement
Cette phase consiste à récupérer et évacuer l’ensemble des matières radioactives restant dans l’installation grâce à des techniques complexes, souvent pilotées à distance (rinçage des canalisations, grattage des parois…).
Démantèlement
Le démontage des installations peut ensuite commencer : découpe des tuyauteries, déconstruction d'équipements et de bâtiments…Certaines opérations peuvent être menées à distance (téléopérations, robots…). Cette phase produit d’importants volumes de déchets qui doivent être conditionnés rigoureusement avant de rejoindre les centres de stockage.
Déclassement
Après une dernière phase d’assainissement, les installations sont déclassées. Les bâtiments peuvent être démontés ou réutilisés pour de nouvelles activités industrielles, nucléaires ou autres.
Le site est alors valorisé.
Des projets de grande envergure
Forte d’une expertise de plus de 20 ans dans l’assainissement et le démantèlement de ses propres sites, AREVA mène aujourd’hui quatre chantiers majeurs sur ses installations et celles du CEA.
La Hague : démantèlement de la première génération d'ateliers
Première usine industrielle de recyclage du site AREVA La Hague, UP2 400 a été arrêtée fin 2003 et remplacée par deux nouvelles usines.
Durant son exploitation, UP2 400 a traité près de :
- 5000 tonnes de combustible pour les centrales graphite-gaz,
- 4550 tonnes de combustible pour les centrales à eau sous pression
- des combustibles provenant des réacteurs à neutrons rapides.
Les opérations de démantèlement prévoient l’assainissement de l’ensemble des installations mais aussi le conditionnement de déchets ne disposant pas à l'époque de filières adaptées.
Ce chantier de très grande ampleur, démarré en 2009, devrait s’étaler sur 25 ans. La Hague c'est : 4 Milliards d'euros sur 25 ans - 500 personnes au plus fort du chantier
Marcoule : premier démantèlement d'une usine de recyclage
Le démantèlement de l’usine UP1 du Centre d’étude nucléaire de Marcoule est une référence sans équivalent dans le monde.
De 1958 à 1997, UP1 a traité du combustible pour la Défense, puis pour la filière graphite-gaz (UNGG).
Démarré il y a dix ans par AREVA, le chantier devrait encore durer une vingtaine d’années. Depuis 2005, AREVA conduit les opération en tant que maître d'oeuvre pour le compte du CEA.
De nombreuses techniques, pilotées à distance, de décontamination chimique ou de découpe ont été développées pour ce chantier. Un atelier spécialisé permet également de traiter et conditionner sur place les déchets (gravats, ferrailles, fûts de bitume…).
Ce projet de réaménagement constitue une première mondiale pour un site nucléaire de cette taille.
Marcoule c'est : 5,6 milliards d'euros sur 30 ans - Plus de 250 personnes sur les chantiers.
Cadarache : premier démantèlement d'une usine de MOX
De 1962 à 2003, l’usine de Cadarache a d’abord produit du combustible pour la filière neutrons rapides, puis du combustible MOX pour les réacteurs à eau légère.
Les opérations d’assainissement ont démarré en 2007, avec le concours du personnel d’exploitation de l’installation. Dans une première phase, il s’agit de démanteler, entre autres, 432 boîtes à gants et 44 cuves, soit 600 000 heures de travail. Il faudra ensuite assainir les ateliers, puis les transférer en 2013 au CEA, qui en est le propriétaire.
Cadarache c'est : 120 millions d'euros sur 6 ans - 225 personnes au plus fort du chantier.
Annecy et Veurey : réindustrialiser d'anciens sites en zone urbaine
AREVA mène à Annecy et à Veurey, près de Grenoble, des opérations de valorisation sur deux sites industriels créés en 1955 et 1957, notamment pour la production de combustible uranium naturel.
L’enjeu de ce projet réside dans la reconversion d’un site n'ayant plus de vocation nucléaire. Un partenariat avec les acteurs locaux et les pouvoirs publics se met en place afin d’accueillir de nouvelles activités industrielles et maintenir l’emploi sur le site qui sera déclassé en 2010. Un pôle d’activités industrielles ou tertiaires devrait y voir le jour en 2011.
ANNECY/VEUREY c'est 60 millions d'euros sur 5 ans - 100 personnes sur les chantiers.
Vue aérienne (sud-est) des usines de traitement des déchets UP3 et UP2 de AREVA, établissement de La Hague. Manche. France
24 heures sur le site de La Hague
Plaquette Compactage / Traitement effluents
400 millions de tonnes équivalent pétrole économisées

