Point sur les actions menées suite à la rupture de digues sur le site de SOMAIR au Niger

Dans la nuit du 13 au 14 décembre 2010, trois digues de bassins de stockage d’effluents de la mine de SOMAÏR au Niger se sont successivement rompues, provoquant le déversement d’environ 50 000 m3 d’effluents à proximité des lieux.
La zone impactée, d’une surface d’environ 20 hectares, se situe dans l’enceinte industrielle du site de SOMAÏR, et donc à plusieurs kilomètres de la zone urbaine d’Arlit. Dès constatation de l’incident, les équipes de la SOMAÏR ont immédiatement pris les dispositions nécessaires pour colmater les digues, pomper les effluents répandus, décaper les sols impactés et procéder aux premières analyses environnementales.
Les autorités locales (notamment Maire et Préfet), ainsi que les représentants de la société civile, ont immédiatement été informés de la situation.
A la suite de l’incident, la quasi-totalité des effluents a été récupérée et transférée dans les bassins adjacents, et les sols ont été décapés jusqu’à 50 cm de profondeur par mesure préventive. Ces opérations se sont achevées le 26 janvier 2011.
Les premières conclusions des investigations ont indiqué l’absence de contamination des eaux potables et de risque sanitaire pour les populations. Des analyses environnementales régulièrement menées depuis l’incident permettent de confirmer ces informations.
Dans le respect de l’engagement de transparence du groupe, AREVA met à la disposition du public ces résultats via son site Internet.
Enfin, des enseignements ont été tirés de cet incident et ont permis de définir puis de mettre en place un plan d’actions pour que ce type de dysfonctionnement ne puisse plus se reproduire. En cas de crise, les procédures d’urgence ont été renforcées.
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Eléments d'information
- Qu’est-ce qu’un effluent ?
Il s’agit de résidus liquides résultant d’un processus industriel.
Dans le cas présent, les effluents proviennent du traitement du minerai d’uranium extrait des mines à ciel ouvert de SOMAIR. - Quel type d’effluents se sont écoulés des bassins endommagés ?
- Les effluents sont des mélanges d’eaux industrielles et de matières en suspension issues des opérations de traitement du minerai.
- Les effluents du bassin proviennent de l'essorage des résidus de traitement et d'opérations de lavage des cuves de filtrage du minerai. Ils contiennent de l’uranium et d’autres métaux présents naturellement dans le minerai.
- Quel est le niveau de radioactivité de ces effluents ?
Il s’agit de solutions uranifères dont l’impact radioactif est faible. - Quelle est la capacité de contenance des bassins de stockage ?
Suivant le bassin, la capacité unitaire de stockage varie de 63 000 à 75 000 m3.
Le site de SOMAIR compte 10 bassins d’évaporation. - Quel volume d’effluent est produit chaque mois en moyenne à SOMAIR ?
En moyenne, environ 75 000 m3 d’effluents sont produits par mois à SOMAIR.
- Qu’est-ce qu’un effluent ?
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Incident
- Quelles sont les causes de l’incident ?
- L’analyse des causes indique que l’incident serait dû à un remplissage trop important du bassin n°1 lors d’une phase de nettoyage d’une cuve de l’usine.
- La surcharge du bassin n°1 aurait conduit à la rupture de sa digue par débordement et ravinement puis au déversement de ses effluents dans le bassin n°2 puis n°6, dont les digues ont à leur tour cédé. La rupture de la digue du bassin n°6 a entrainé
le déversement des effluents sur une superficie d’environ 20 hectares.
- La fuite a-t-elle été colmatée ?
La fuite a été colmatée dans les heures qui ont suivi la constatation de l’incident.- A l’aide du matériel minier, les équipes de SOMAIR ont rapidement stoppé toute fuite d’effluents hors des bassins de stockage endommagés (bassins 1, 2 et 6) grâce à un renforcement de la digue du bassin n°6 et ont démarré les opérations de pompage et le transfert, dans les bassins adjacents des eaux répandues à l’extérieur.
- Les autres bassins (3, 4, 5, et 7 à 10) n’ont pas subi de dommages.
- Quelles ont été les actions entreprises suite à l’incident ?
Dès constatation de l’incident, les autorités locales (service des Mines, maire, Préfet) ont été prévenues.- D’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour colmater la brèche, pomper les effluents, décaper les sols marqués et procéder aux premières analyses environnementales.
- Les systèmes de pompage déployés sur la zone ont permis la récupération d’une grande partie des effluents répandus.
Simultanément, les surfaces affectées ont fait l’objet d’un décapage pouvant aller par précaution jusqu’à 50 cm de profondeur ; les 150 000 tonnes de terre récupérée ont été entreposées sur l’aire des déchets de Très Faible Activité (TFA) sur site. - Une réunion d’information s’est tenue dans les jours qui ont suivi pour informer les représentants de la société civile.
- Quelles sont les dispositions prises pour prévenir de nouveaux accidents de ce type ?
Dans l’immédiat, les digues des bassins ont été renforcées et seront prochainement rehaussées pour renforcer la solidité des structures.- Une demande d'expertise géotechnique a également été formulée auprès d'un cabinet spécialisé qui permettra d’identifier les améliorations à conduire au niveau de la structure des bassins.
- Les procédures de surveillance des digues et des bassins de stockage des effluents ont été révisées pour prévenir tout nouvel incident et inclure les conséquences de celui que nous venons de subir. Il en va de même pour le plan de prévention aux risques pour ce type de stockage.
- Une surveillance renforcée des installations est menée en permanence.
- Une installation fixe de pompage est en opération depuis mars 2011 pour prévenir des accumulations d’eau au pied des digues du terril (accumulation de stériles miniers).
- Quelles sont les causes de l’incident ?
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Environnement et santé
- L’incident représente-t-il un risque sanitaire pour les populations voisines de la mine de SOMAIR ?
Il n'y a pas de danger pour les populations. L’incident s’est déroulé à l’intérieur de la zone industrielle et minière de la SOMAIR, située à plusieurs kilomètres de la ville d'Arlit.- Les analyses n’indiquent pas de pollution des eaux souterraines (pas de variation du pH ni de la teneur en nitrate et en sulfate).
- Les opérations de pompage ont permis la récupération d’une partie des effluents dont la capacité d’infiltration dans les sols est par ailleurs faible, du fait de leur composition et de la nature des sols dans la zone inondée.
- Des prélèvements et analyses des eaux ont été effectués après l’incident et seront poursuivis pendant plusieurs mois.
- Des piézomètres (puits de contrôle du niveau et de la qualité des eaux souterraines) supplémentaires ont par ailleurs été réalisés pour affiner les résultats de la surveillance des aquifères.
- Les sols sur lesquels se sont répandus les effluents sont-ils pollués durablement ?
La zone concernée couvre une superficie d’environ 20 hectares.- Les sols où se sont répandus les effluents ont été décapés sur une couche allant par précaution jusqu’à 50 cm de profondeur.
- Les 150 000 tonnes de terre ainsi retirées ont été entreposées sur le site minier dans un espace dédié à ce type de stockage (aire des déchets de Très Faible Activité - TFA).
- La qualité du décapage a été vérifiée par un plan compteur (de mesure des rayonnements gamma).
- Les résultats obtenus confirment l’efficacité de l’opération.
- L’incident représente-t-il un risque sanitaire pour les populations voisines de la mine de SOMAIR ?
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Polémiques
- Est-ce le premier incident majeur de ce type sur un site minier au Niger ?
Non, ce type d’incident arrive parfois sur des opérations minières. Un seul précédent sur le site remonte au début des années 1980. - Pourquoi les études et mesures de terrain ne sont-elles pas conduites par ou en collaboration avec les ONG locales (i.e Aghir in Man) ?
- Fidèle à la politique de transparence du groupe, la société civile a été informée de l’incident. La direction de SOMAIR a invité ses représentants à se rendre sur les lieux et leur a présenté la situation en toute transparence. Ils seront tenus informés de l’avancée des travaux.
- Les équipes d’AREVA et de SOMAIR sont compétentes pour mener ces études. Elles sont réalisées dans la plus grande transparence, et leurs résultats seront rendus publics.
- De plus, les autorités de tutelle (Centre National de Radioprotection, ministère des Mines, ministère de l’Environnement) sont étroitement associées au processus de contrôle et de remise en état mis en œuvre.
- Est-ce le premier incident majeur de ce type sur un site minier au Niger ?

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