Enjeux du Business Group Mines

Dans le contexte de renaissance du nucléaire, l’uranium redevient une ressource stratégique. AREVA, qui dispose d'ores et déjà de 20 ans de réserves, a donc décidé de renforcer sa position de fournisseur de référence. Au niveau du BG Mines, cette volonté se traduit par la recherche de nouveaux gisements, la diversification des ressources minières, l'accroissement de la production et la poursuite de l'effort d'intégration dans les territoires.
Avec un budget croissant qui a avoisiné 55 millions d’euros en 2009, AREVA déploie sur les prochaines années un programme ambitieux d’exploration et vise à moyen terme un triplement de ses dépenses.
Les premières actions consistent à accentuer les travaux de développement autour des sites miniers en activité et à préparer de nouvelles campagnes d’exploration dans les provinces uranifères identifiées par le groupe.
- Au Niger, l’analyse des résultats collectés lors de la campagne de géophysique aérienne réalisée en 2003 a permis le dépôt de demandes de permis ciblés. Les permis d’Agebout et Afouday incluant le gisement d’Imouraren ont été octroyés au groupe en 2006. AREVA a lancé d’importants travaux de développement visant à mieux définir les caractéristiques du gisement d’Imouraren et à en déterminer la faisabilité d’exploitation.
- Au Canada, dans la province du Saskatchewan (Shea creek) et dans la région du Nunavut (Kiggavik), les résultats prometteurs se confirment.
- En Mongolie, dans les provinces de Dornogobi et de Sukhbaatar les recherches s’intensifient,
- En Australie, l’exploration continue dans le bassin de Curnamona au sud du pays où AREVA détient 7 licences d’exploration.
Parallèlement, le groupe a investi en ressources humaines, avec des effectifs de géologues dépassant les 300 personnes fin 2009 et le recrutement de plus de 500 personnes en 2009. L'intégration de ces nouveaux collaborateurs passe notamment par l'université de la mine (AREVA Mining College).
Des équipes mixtes comprenant géologues, mineurs, chimistes et économistes travaillent dès à présent sur la réalisation de projets émergents ou identifiés par le passé, notamment en Afrique, Amérique du Nord et en Asie centrale.
Diversifier ses ressources minières
Le groupe peut compter sur la diversification importante de son portefeuille de gisements qui lui confère une position particulièrement forte.
AREVA dispose en effet de droits d’exploitation miniers dans trois zones clés :
- le Canada,
- le Niger,
- le Kazakhstan.
Grâce à l’acquisition d’UraMin Inc.(maintenant renommée AREVA Resources Southern Africa) , le groupe dispose également désormais d’implantations en Namibie, en Afrique du Sud et en République centrafricaine.
Le nombre de mines en activité et en développement est ainsi passé de 3 en 2007 à 7 en 2009.
Cette diversification des ressources est un facteur de sécurisation important pour les électriciens qui souhaitent disposer de garanties, sur le long terme, quant à la livraison d’uranium. Des partenariats peuvent être noués avec certains clients qui souhaitent partager des actifs miniers pour sécuriser leurs approvisionnements.
Accroître sa production
Afin de répondre aux attentes des électriciens, qui anticipent une croissance de la demande en uranium naturel, AREVA a entrepris un effort très important d’accroissement de sa production d’uranium et de renouvellement de ses ressources sur le long terme.
La stratégie du groupe repose sur :
- L’augmentation de la capacité de production des mines existantes pour faire face à la demande à court terme (Niger, Kazakhstan).
- Le développement de projets actuellement en portefeuille (Namibie, Niger, Centrafrique et Canada) et d’accords stratégiques pour augmenter la production à moyen terme.
- L’intensification de nos programmes d’exploration pour couvrir la demande à long terme.
Il s’agit, à travers cette augmentation de production, de servir et de renouveler les contrats qui sont actuellement en carnet, mais également de conquérir de nouveaux marchés :
- L'épuisement prochain des ressources secondaires (uranium issu du démantèlement des armes nucléaires, notamment) nécessitera de leur substituer de l'uranium naturel.
- La vente de nouveaux réacteurs du groupe entraînera une demande associée en uranium, dans le cadre de l'offre intégrée. Par exemple, en 2009, l’électricien indien NPCIL a signé avec AREVA un protocole pour la construction d’au moins deux réacteurs EPR™ à Jaitapur. Ce protocole prévoit également la fourniture d'uranium pendant toute la durée de vie des réacteurs.
Forte d’une centaine d’ingénieurs, la direction technique du Business Group Mines est dotée d'un centre de recherche qui travaille au développement de nouveaux procédés d'exploitation. Des experts reconnus mondialement viennent aujourd'hui du Chili, du Canada pour rejoindre ce centre d’expertise.
Namibie : dessaler l'eau de mer pour préserver les nappes souterraines
Le 16 avril 2010, AREVA a inauguré la toute première usine de dessalement d’Afrique australe, à proximité de sa mine de Trekkopje. La production excédentaire pourra être distribuée à la population riveraine, et bénéficier à d'autres mines à venir.
L'expérience montre que l'une des clés du succès d'un projet minier réside dans son intégration au tissu local. Cette acceptation ne peut se faire sans une véritable et sincère responsabilisation sociale et environnementale.
Pour formaliser cet engagement, le Business Group Mines s'est doté d'une Direction de la responsabilité environnementale et sociétale. Elle est chargée de veiller à ce que ces deux dimensions du développement durable soit prises en compte à toutes les étapes d’un projet minier, de l'exploration jusqu'aux réaménagements.
Par exemple, en Namibie, le gisement de Trekkopje est situé en plein coeur d’une région particulièrement aride. Les mines qui y sont déjà exploitées s’approvisionnent en eau dans les nappes phréatiques, déjà réduites. Le groupe a choisi de construire une usine de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 20 millions de m3 d’eau par an. Inaugurée en avril 2010, elle permettra de répondre aux besoins en eau du site sans puiser dans les ressources de la région et de fournir de l’eau potable aux populations locales.
AREVA est, par ailleurs, convaincu de la nécessité de faire profiter les populations du fruit de l'exploitation des ressources minières. Et ce, au-delà d'actions de mécénat. Il s'attache, par exemple, à encourager le développement d'entreprises locales, en privilégiant les fournisseurs régionaux, notamment.
Enfin, l'objectif du groupe est de recruter et former sur place des collaborateurs pour opérer ses activités minières. Par exemple, parmi les 2 500 salariés d'AREVA au Niger, 99 % sont nigériens.
En juin 2009, AREVA a conclu un accord avec les associations Sherpa et Médecins du Monde portant sur la création :
- d'observatoires de la santé autour des ses sites miniers
- et d’un groupe pluraliste d’observation de la santé.
Ce dispositif, placé sous l’égide des autorités des pays concernés, est une première mondiale. Il a pour objet l’étude de la santé des travailleurs dans les mines d’uranium d’AREVA et de l’impact potentiel de celles-ci sur la santé des populations voisines. Si des cas de maladies imputables à ces activités minières étaient mis en évidence, les soins correspondants seraient pris en charge par le groupe à l’identique de la couverture médicale française.

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