L'exploration de nouvelles ressources minières

L’exploration consiste à identifier de nouveaux gisements d’uranium exploitables. Elle s’effectue par paliers successifs.
Une fois un gisement découvert, il reste encore à en vérifier la viabilité technique, économique et environnementale
Le minerai d’uranium : une ressource précieuse
L'uranium naturel est un métal gris, dur et très dense. Il contient deux principaux isotopes :
- U 238 pour 99 %, non fissile
- U 235 pour 0,7 %, fissile
Dans la nature, il est relativement répandu dans l’écorce terrestre (3 grammes par tonne en moyenne), associé à d’autres corps chimiques sous forme de minerai. Les gisements actuellement en exploitation contiennent de 100 grammes à 10 kg d’uranium par tonne de minerai extrait. Certains gisements exceptionnellement riches peuvent contenir jusqu’à une centaine de kilogrammes par tonne de minerai.
Les activités minières d’AREVA commencent par une phase d’exploration avec mise en œuvre de techniques de prospection spécifiques pour identifier de nouveaux gisements d’uranium exploitables avant que ne débute l'exploitation proprement dite.
L'exploration, une activité à long terme
L'exploration peut s’avérer longue et coûteuse. Elle peut durer entre 10 et 15 ans et nécessiter jusqu’à 50 millions d’euros d'investissements.
L'exploration se fait par paliers successifs, la recherche étant affinée au fur et à mesure selon une méthodologie rigoureuse :
- étude géologique de la région,
- interprétation de photos aériennes ou par satellite,
- techniques géophysiques, comme par exemple la détection des gisements par radiométrie aérienne (repérage des rayonnements émis par les roches uranifères),
- mesures de radioactivité sur le terrain,
- étude de la chimie des sols et des eaux, notamment par sondage.
Lorsque des indices sont localisés, l'exploration s’effectue selon un quadrillage de plus en plus fin avec sondages systématiques. Ces travaux permettent d’évaluer l’importance du gisement et d’estimer s’il est économiquement exploitable. Ils sont réalisés dans le cadre de permis de recherche pouvant donner ultérieurement accès à des titres d'exploitation du gisement.
Entre la détection de la présence du minerai d'uranium et la mise en exploitation d'un gisement, il peut s'écouler jusqu'à 15 ans.
Les techniques de recherche de l’or sont sensiblement les mêmes, mesures radiométriques en moins.
Vérifier la viabilité d’un projet d’exploitation minière
Avant la mise en exploitation du gisement, il est nécessaire de vérifier la viabilité technique et économique de la mine. Il faut répondre à une série d’interrogations :
- L'exploitation sera-t-elle rentable, compte tenu des prix de vente attendus de l'uranium ?
- Maîtrise-t-on toutes les techniques nécessaires ? Au besoin, on entreprendra des tests préliminaires pour s'en assurer.
- Quels sont les impacts du projet sur l'environnement et sur la vie des populations locales pendant et après l'exploitation ?
Le développement d'un projet minier s'effectue en étroite collaboration avec les populations locales et les autorités les représentant. Ceci permet d'aboutir à la meilleure solution sur le plan technique, économique et environnemental.
Une exploration toujours active
Outre les nouveaux périmètres miniers, AREVA développe ses activités dans les pays où il est traditionnellement implanté. C'est ainsi le cas :
- Au Niger, où la probabilité de découverte de nouveaux gisements dans la région uranifère de l’Arlit est importante. Ainsi, AREVA a déposé en 2007 plusieurs demandes de permis de recherche dont quatre lui ont déjà été accordés.
- Au Kazakhstan, où le démarrage des usines de Muyunkum et de Tortkuduk a eu lieu en 2006 et 2007 et où l'exploration continue pour découvrir de nouvelles ressources.
- Au Canada, où il est actionnaire de plusieurs projets en cours de développement, dont celui de la mine de Cigar Lake.
AREVA mène également des programmes d'exploration et de développement minier dans plusieurs pays à travers le monde : la Centrafrique, la Namibie, la Mongolie, l’Afrique du Sud, la Jordanie, le Gabon, le Sénégal, l'Australie et la Russie.
Sondages sur le site d'Imouraren au Niger

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