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Réaménagement et suivi environnemental des anciennes mines d'uranium en France

Vue aérienne de La Crouzille

Dossier Réaménagement de sites

Réaménager les sites après leur exploitation

En fin d'exploitation, AREVA réaménage les sites miniers, les revégétalise et les garde sous surveillance radiologique et environnementale afin d’en observer et maîtriser l’évolution. Le groupe contrôle également les mouvements de terrain et la résistance à l'érosion. Les objectifs de cette surveillance consistent principalement à :

  • Protéger la santé et la sécurité des populations à proximité des sites.
  • Minimiser les impacts et risques environnementaux.

Depuis l'origine des activités minières du groupe, AREVA a investi plus de 300 millions d'euros pour démanteler des installations et réaménager des sites miniers en France, au Gabon, aux Etats-Unis et au Canada à l'issue de leur exploitation.

En France, l'extraction du minerai d'uranium s'est achevée en 2001, suite à l'épuisement des gisements économiquement exploitables.

L’uranium extrait en France provenait de 210 sites miniers répartis sur l’ensemble du territoire. Si moins de la moitié de ces sites ont été exploités par AREVA et ses filiales, le groupe fait œuvre de service public en assurant le réaménagement et la surveillance de l’ensemble des sites, conformément à son engagement auprès de l’État français.

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Le réaménagement des anciens sites miniers

Arrivés en fin de vie, les sites miniers sont démantelés, réaménagés et revégétalisés conformément aux normes environnementales. AREVA a engagé plus de 400 millions d’euros dans ces opérations à travers le réaménagement de 13 sites en France, au Gabon, aux États-Unis et au Canada.

Une activité responsable

Le réaménagement minier est une activité industrielle à part entière, menée sur des bases scientifiques et techniques solides. Dans la concertation et le respect de la réglementation, le réaménagement des sites vise à :

  • Assurer la sécurité et la salubrité publiques.
  • Minimiser l’impact résiduel des anciennes activités.
  • Limiter la consommation d’espace par les anciens sites.
  • Assurer leur intégration paysagère.

Cette activité est menée en totale transparence. Elle est supervisée par les DRIRE, l’ASN et la DASS. Des structures de concertation et d’étude (CLIS, Groupes d’Etudes Pluralistes) ont par ailleurs été créées pour répondre aux attentes et interrogations des différentes parties-prenantes.

Le réaménagement de sites miniers demande un réel savoir-faire, ce qui justifie l’intervention d’un opérateur unique. Grâce à ses compétences reconnues dans l’uranium naturel et ses engagements en matière de responsabilité sociale, AREVA se voit confier cette mission par l’État, y compris pour les sites dont il n’a pas été l’exploitant. Avec un budget réaménagement de 4 à 5 millions d’euros par an, AREVA mobilise en permanence 100 spécialistes (santé, radioprotection, géologie, environnement) qui travaillent sur le sujet, et réalise près de 10 000 analyses chaque année.

  • En savoir plus sur le réaménagement
  • Site de l’Ecarpière

    Réaménagement de site minier : l’Écarpière exploite l’énergie solaire

    Panneaux solaires

    Après avoir produit de l’uranium, le site de l’Ecarpière près de Nantes va connaître une seconde vie.

    Des panneaux solaires vont être installés sur 12 hectares afin de produire de l’électricité.

    Le projet devrait voir le jour fin 2009. Le projet, piloté par AREVA, est en parfaite adéquation avec les directives du Grenelle de l’environnement : d’ici à 2020, 23 % de l’électricité produite devra être issue d’énergies renouvelables.

    Concrètement, 12 hectares de panneaux solaires vont être placés à 1,50 m du sol pour capter l’énergie solaire et produire de l’électricité.

    Cette centrale photovoltaïque pourrait commencer à produire de l’énergie au dernier trimestre 2009. Chaque année, environ 5 000 MW/heure issus de ce site viendront renforcer le réseau électrique. De quoi alimenter en énergie un village de 3 500 habitants.

    De l’uranium à l’énergie solaire, il n’y a qu’un pas. D’autres projets similaires sont à l’étude comme dans le département de l’Hérault ou dans le Forez.

  • GEP Limousin

    Le GEP Limousin : une vraie réponse à la demande sociétale après l’arrêt de l’exploitation des mines d’uranium en France

    Vue aérienne de la mine de mas grimaud réaménagée, Jouac

    Mis en place le 28 juin 2006 par les ministres en charge de l’environnement, de la santé et de l’industrie, le GEP (Groupe d’Expertise Pluraliste) travaille sur la problématique de l'appréciation et du traitement de l'empreinte radiologique des anciennes mines d’uranium du Limousin qui ont été exploitées par AREVA NC (COGEMA) au cours des dernières décennies.

    Appuyé par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), le GEP a donc été chargé de porter un regard critique sur les documents techniques fournis par l'opérateur minier et de proposer des recommandations visant à réduire les impacts des sites sur les populations.

    Le GEP en bref

    Sa création a été fortement souhaitée et supportée par AREVA.

    • 3 ans d’études : 2006 -2009.
    • 24 sites de Haute Vienne étudiés (les plus importants).
    • Une démarche dont toutes les collectivités et DRIREs concernées par les activités minières d’uranium attendent avec intérêts les recommandations.
    • 40 membres appartenant à une quinzaine de groupes d’experts scientifiques (CNRS de Nancy, université de Limoges, INVS, IRSN) et associatifs (WISE, GSIEN, Source set Rivière du limousin).
    • 5 nationalités (experts anglais, Belges, suisses, français, luxembourgeois).
    • 4 groupes de travail pour 4 grands domaines d’études :
      • Études du terme source (Hydrogéologie et géochimie des sites).
      • Dosimétrie, Scénarios d’exposition, Santé, étude des registres des cancers (première constatation : en limousin, le nombre de cancers est inférieur à la moyenne nationale).
      • Évolution de la réglementation associée à l’évolution de la connaissance.
      • Interprétation de la mesure ; Les notions de représentativité de l’échantillonnage environnemental.

  • Exposition à la radioactivité

    Radioactivité naturelle et radioactivité artificielle

    Mur de maison en granit

    La radioactivité est un phénomène naturel. Elle est due à la faculté qu'ont les noyaux des atomes de certains corps radioactifs de se transformer spontanément en d'autres atomes (radioactifs ou non) en émettant un rayonnement porteur d'énergie.

    On la retrouve :

    • Dans le sol et ses matériaux terrestres (rayonnement tellurique).
    • En provenance du soleil (rayonnement cosmique).
    • Et même dans le corps humain (potassium 40, carbone 14).

    Pour les besoins de la médecine ou de l’industrie, l’homme a su produire de la radioactivité de manière artificielle. Naturelle ou artificielle, les caractéristiques et effets de la radioactivité sont identiques. En France, 70 % de la radioactivité à laquelle est exposé un individu est d’origine naturelle, et 30 % correspond à la radioactivité « ajoutée » principalement du fait de l’exposition médicale. La dose moyenne annuelle d’origine naturelle reçue par un individu est de 2,4 mSv, pour une exposition totale d’environ de 3,3 mSv.

    Schéma illustrant les différentes sources d'exposition à la radioactivité

    Quelques exemples d’exposition à la radioactivité pour un individu

    Exposition annuelle moyenne :

    • Un cosmonaute en orbite : 420 mSv.
    • Exposition naturelle au village de Ramsar (Iran) : 300 mSv.
    • Exposition naturelle dans une maison non aérée en zone granitique : 20 mSv.
    • Exposition naturelle à 1 500 m d’altitude : 3,6 mSv.
    • Exposition naturelle d’un individu en France : 2,4 mSv.
    • Retombées des essais nucléaires atmosphériques : 0,017 mSv.
    • Rejets des centrales nucléaires : 0,002 mSv.

    Exposition instantanée :

    • Scanner abdominal : 12 mSv.
    • Radiographie des poumons : 0,1 mSv.
    • Vol Paris-New York : 0,06 mSv.
    • Radiographie dentaire panoramique : 0,03 mSv.

    Exposition à la radioactivité

    • A distance : le rayonnement radioactif est émis par un composé situé à plus ou moins grande distance du corps humain. C'est ce qu'on appelle l'irradiation ou exposition externe.
    • Par absorption : le produit radioactif est absorbé par les voies respiratoires, digestives ou par voie transcutanée (lors de blessures ouvertes par exemple) et le rayonnement est émis au contact même des cellules. On désigne ce phénomène sous le nom de contamination ou exposition interne.
    • Par contact : des particules radioactives peuvent être disséminées sur les vêtements ou sur le corps (cheveux, ongles, peau) sans pénétrer à l'intérieur de l'organisme. C'est la contamination externe.

    Effets biologiques de la radioactivité sur l'homme

    • Les effets déterministes : à de fortes doses reçues de manière instantanée, la radioactivité induit des effets observables quasi immédiatement. Ces effets s’expriment à partir d’une dose seuil supérieure ou égale à 500 mSv (brûlures, nausées, morts des organes exposés).
    • Les effets aléatoires : au-dessous de 500 mSv, aucun effet n’est observable à court terme. Toutefois, des effets peuvent apparaître tardivement, plusieurs années après l’exposition, mais de manière non systématique (principalement des cancers). 

    À dose égale, les effets biologiques des rayonnements ionisants sont identiques, que leur origine soit naturelle ou artificielle.

  • Glossaire

    Glossaire

    Site de stockage des résidus de traitement sous tranche d'eau à McClean

    • Stériles miniers : terres, sables ou roches ne contenant pas de minerai, mais qu’il faut extraire pour pouvoir accéder au minerai lui-même. Pas ou très faiblement radioactifs.
    • Résidus miniers : partie du minerai finement broyée ne contenant plus ou très peu d’uranium  résultant de la séparation de la roche et de l’uranium dans l’usine de traitement de minerai ( fabrication du concentré d’uranium). Ils se présentent sous forme de sables très fins et contiennent encore 70 % de la radioactivité initiale (éléments radioactifs naturels associés à l’uranium dans les minerais : plomb, bismuth, polonium, radium, radon..). Ils sont stockés à proximité des usines de traitement. Leur stockage et leur contrôle représentent une part très importante des opérations de réaménagement et de surveillance.
    •  CLIS : Commission Locale d'Information et de Surveillance, où l'on trouve toutes les composantes de la société civile (associations, élus, administrations).
    • GEP : Groupe d'Expertise Pluraliste.
    •  DRIRE : Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement.
    • ASN : Autorité de Sûreté Nucléaire.
    •  DASS : Direction des Affaires Sanitaires et Sociales.
    •  ALARA : « As Low As Reasonably Achievable » (en français, aussi bas que raisonnablement possible).
    •  IRSN : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire.
    •  ICPE: Installation Classée pour la Protection de l'Environnement.