L'extension de Comurhex : Comurhex II

Le développement de l'énergie nucléaire dans le monde va se traduire par une augmentation de la demande en uranium qu'il faudra convertir. Pour répondre à ces besoins croissants, AREVA a fait le choix de renouveler et de moderniser son outil industriel de conversion en construisant le site de Comurhex II.
La conversion du minerai d'uranium en hexafluorure d'uranium (UF6) représente une étape clé avant l'enrichissement et fabrication du combustible nucléaire.
Comurhex II repose sur des procédés et de techniques qui ont fait leurs preuves, et sur des innovations technologiques qui permettront d'améliorer les performances de production, de renforcer la sûreté des installations et de réduire encore l'impact environnemental des activités.
La première production industrielle, sur une base de 15 000 tonnes annuelles, est prévue dès 2012. Elle sera par la suite étendue à 21 000 tonnes.
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Contexte énergétique
Le nucléaire représente aujourd'hui une partie de la solution au problème énergétique mondial. Il est ainsi appelé à prendre une part de plus en plus importante dans le bouquet énergétique du futur. Avec COMURHEX II et la nouvelle usine d'enrichissement de l'uranium Georges Besse II, AREVA construit un pôle d'excellence "enrichissement conversion".
Croissance de la demande énergétique
Dans un contexte de croissance de la demande en énergie, d'accentuation des difficultés d'approvisionnement, d'augmentation du prix des hydrocarbures et d'amplification des défis lancés par le changement climatique, le nucléaire présente de nombreux atouts :
- Compétitivité économique.
- Disponibilité d'approvisionnement, facilitant l'indépendance énergétique.
- Caractère non polluant, car peu de rejet de CO2.
La demande en combustible va croître fortement dans les années à venir, tirée par la construction de nouvelles centrales nucléaires dans le monde et par l'extension de la durée de vie du parc actuel. Les unités de conversion des différents opérateurs industriels devront ainsi être rénovées ou remplacées. Elles devront développer leurs capacités de production pour répondre aux besoins du marché dans les conditions économiques, réglementaires et environnementales de demain.
COMURHEX II : AREVA anticipe ces évolutions
Dans ce contexte, AREVA est le premier convertisseur à renouveler son outil industriel sur la base d'une production de 15 000 tonnes d'uranium par an. En investissant ainsi plus de 610 millions d'euros sur les sites de sa filiale COMURHEX, le groupe entend maintenir sa position de premier convertisseur d'uranium.
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Nouvelles usines
Avec COMURHEX II, AREVA renouvelle son outil industriel en mêlant des procédés éprouvés et des innovations technologiques. Objectif : améliorer les performances de production, réduire encore l’impact environnemental et renforcer la sûreté des installations.
COMURHEX II à Malvési
Sur le site de Malvési, de nouvelles unités vont voir le jour et les installations existantes bénéficieront de rénovations importantes. Dans un souci de développement durable, AREVA construit des installations répondant aux normes les plus récentes en matière de sécurité et de respect de l'environnement.
Un nouveau bâtiment industriel d'environ 2 500 m² répondant aux standards de construction les plus récents, est en construction sur le site de COMURHEX Malvési. Il comprendra.
- Une unité de vidange et de dissolution des concentrés miniers conçue pour renforcer le confinement des produits.
- Une unité de dénitration thermique de l'uranium purifié, mettant en oeuvre un procédé innovant. Il permettra de supprimer l'usage de l'ammoniaque dans cette phase de procédé et de recycler l'acide nitrique.
L'unité de purification sera également modifiée et deux autres constructions verront le jour :
- Une installation de traitement des raffinats, issus de la phase de purification, qui, connectée au futur atelier de reprise des effluents déjà stockés, permettra de supprimer le recours aux lagunes.
- Une nouvelle installation de traitement des gaz de l'unité d'hydrofluoration.
Enfin, AREVA va aménager la plate-forme industrielle comprenant, entre autres, un système performant de gestion de l'ensemble des eaux collectées, ainsi qu'une boucle fermée d'eau de refroidissement.
COMURHEX II à Pierrelatte
Une nouvelle usine va être construite sur le site du Tricastin, au nord de l’usine existante.
- Un nouveau stockage d’acide fluorhydrique avec un confinement et des dispositifs de sécurité accrus.
- De nouvelles installations de production de fluor par électrolyse intégrant les dernières améliorations apportées sur les électrolyseurs.
- Une nouvelle unité de fluoration de l’ UF4 en UF6 utilisant des technologies confirmées et quelques nouveaux systèmes développés pour le projet.
- Des traitements de gaz améliorés pour une meilleure efficacité, permettant de diminuer la quantité des réactifs utilisés et de déchets produits réduisant notamment la production de fluorines de 50 % et la consommation de potasse de 60 %.
- Une nouvelle installation de traitement des effluents liquides générant moins de déchets.
Un chantier mobilisant plus de 400 personnes
La maîtrise d'ouvrage du projet est assurée par la Business Unit Chimie d'AREVA. La maîtrise d'oeuvre est confiée à la direction Ingénierie et Projets d'AREVA, qui prend en charge l'ensemble des études, l'ingénierie de réalisation et le suivi du chantier.
150 000 heures d'ingénierie auront été nécessaires pour concevoir le projet Comurhex II. -
Procédés innovants
COMURHEX II intègre les dernières améliorations et innovations issues des programmes de Recherche et Développement du groupe AREVA.
Une innovation importante : la dénitration thermique
Ce procédé de dénitration thermique a été développé, mis au point et breveté par les services Recherche et Développement de COMURHEX.
Il permet de :
- supprimer l’usage de l’ammoniaque dans cette phase du procédé,
- récupérer et recycler l'acide nitrique.
L'osmose inverse : une première mondiale
Première mondiale, un système de filtration permettant de réduire de manière importante les concentrations en nitrate des eaux a été mis en place à Malvési.
Cette installation, mise au point conjointement par COMURHEX et Ondeo Industrial Solutions (Groupe Suez) utilise le principe de l'osmose inverse employé pour le dessalement de l'eau de mer.
Ce procédé de filtration consiste à forcer le passage de l'eau à travers une membrane semi-perméable. Cela aboutit à la séparation sélective des nitrates, et permet donc de dénitrer les effluents industriels.
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Environnement
Les usines de COMURHEX II ont été conçues avec la préoccupation permanente de rendre négligeable l'impact environnemental.
Préserver l'eau
Une division par 10 des prélèvements d'eau dans le milieu naturel est obtenue avec la mise en oeuvre d'un circuit de refroidissement des installations en boucle fermée, à Pierrelatte comme à Malvési.
Soit une économie de 1,5 million de m3 d'eau prélevée par an.
Economiser l'énergie
Les calories dégagées par les électrolyseurs de la future usine de COMURHEX Pierrelatte permettront de chauffer les nouveaux bâtiments.
Des chaudières à fuel seront remplacées progressivement par des chaudières électriques, au gaz naturel ou encore à la biomasse (en projet sur le site de Malvési).
Réduire les gaz à effet de serre
Une réduction des émissions directes de gaz à effet de serre est visée avec l'utilisation de la dénitration thermique, ainsi qu'avec les améliorations apportées au niveau de l'unité d'hydrofluoration et le remplacement des chaudières à fuel.
Supprimer les effluents liquides
L’installation de traitement des raffinats et effluents sera connectée à un futur atelier de traitement des effluents déjà stockés. Ceci permettra de supprimer au final le recours aux lagunes à COMURHEX Malvési.
A Pierrelatte, la nouvelle station de traitement des effluents diminuera fortement la consommation en réactifs et la production de déchets, soit une réduction de 50% de la consommation de fluorines et de 60% de potasse.
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Sécurité
La sûreté a constitué une priorité majeure dans la conception du projet COMURHEX II. La sécurité des salariés, la résistance des bâtiments et les dispositions relatives à l'emploi des matières dangereuses ont été améliorées.
Des conditions de travail optimisées
La protection accrue et l'amélioration des conditions de travail des salariés ont été prises en compte dans l'élaboration du projet COMURHEX II :
- automatisation des tâches,
- ergonomie de postes de travail,
- installations de ventilations spécifiques et performantes sur des postes exposés,
- amélioration des conditions de travail sous haute température.
Afin de sécuriser les équipes qui vont évoluer sur ces nouveaux sites industriels, et pour éviter les interférences durant toute la phase de réalisation du projet COMURHEX II, un zonage particulier va être mis en place entre les zones de production et celles de chantier.
Des bâtiments plus sûrs
Les nouveaux bâtiments ont été dimensionnés pour résister aux risques en matière d'inondation et de séisme, dans le cadre de scénarios les plus extrêmes (crue centennale, séisme majoré de sécurité*).
*séisme majoré de sécurité : intensité de séisme prise en compte dans les calculs de sûreté fondée sur les séismes historiquement observés.
Moins de matières dangereuses
Les procédés mis en oeuvre dans les usines COMURHEX II permettront de limiter les consommations, ainsi que les stockages d'ammoniaque et d'acide nitrique.
Des dispositions seront également prises pour améliorer le confinement des zones de manutention des différentes matières : dépotage, empotage de l'uranium et des réactifs chimiques.

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