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1/9/2007

Visite virtuelle en 3D du site Chalon Saint-Marcel

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Acteur majeur dans la fabrication des composants stratégiques des centrales nucléaires, l'usine de Chalon Saint-Marcel met en œuvre des procédés et des équipements à la hauteur des enjeux technologiques. Plongée virtuelle au cœur d'ateliers uniques dans leurs dimensions et leur niveau de qualité.

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  • Visite virtuelle en 3D du site Chalon Saint-Marcel

    Acteur majeur dans la fabrication des composants stratégiques des centrales nucléaires, l'usine de Chalon Saint-Marcel met en œuvre des procédés et des équipements à la hauteur des enjeux technologiques. Plongée virtuelle au cœur d'ateliers uniques dans leurs dimensions et leur niveau de qualité.

  • 1/9/2007 - 06:20 min

Site du Tricastin : l'usine d'enrichissement Georges Besse II

L'usine Georges Besse II utilise un nouveau procédé d’enrichissement de l’uranium : la centrifugation. Grâce à cette technologie, Georges Besse II offre les meilleures garanties en termes de compétitivité, d’économies d’énergie, de fiabilité technique, de réduction de l’impact environnemental. Aujourd'hui déployée sur deux unités - au Sud et au Nord du site du Tricastin -, l’usine Georges Besse II a lancé en 2011 ses premières productions commerciales d’UTS (Unité de Travail de Séparation). Cette usine est exploitée par la Société d’Enrichissement du Tricastin dénommée SET.

Elle vient remplacer l’usine Georges Besse d’EURODIF Production, implantée sur le site du Tricastin depuis 1978. L’usine Georges Besse enrichissait l’uranium par diffusion gazeuse.

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La centrifugation, un choix stratégique

Actuellement, deux procédés d'enrichissement sont exploités à l'échelle industrielle :

Cascade de centrifugeuses

Cascade de centrifugeuses - © AREVA

La diffusion gazeuse, utilisée jusqu’en juin 2012 par AREVA dans l’usine Georges Besse et par United States Enrichment Corporation (USEC) aux États-Unis.

• La centrifugation, utilisée par URENCO en Europe occidentale (Royaume-Uni, Allemagne et Pays-Bas), ROSATOM en Russie, CNNC en Chine, JNFL au Japon, par AREVA dans l’usine Georges Besse II et demain dans son usine américaine d’Eagle Rock.

Quatre acteurs majeurs regroupent plus de 95 % des capacités totales installées de production d’uranium enrichi. AREVA fournit près d’un quart des services mondiaux d’enrichissement.

Pour le groupe AREVA, seul acteur mondial à couvrir l’ensemble du cycle du combustible nucléaire, l’enrichissement de l’uranium constitue une activité stratégique. Compétitivité, économie d’énergie, fiabilité technique, faibles impacts environnementaux… autant d’avantages qui font de la centrifugation un procédé plus performant que celui de la diffusion gazeuse.

Comme par le passé, AREVA garantit à ses clients des livraisons en continu et à très long terme.

Cette position se trouve aussi renforcée par la décision prise par le groupe de construire une usine d’enrichissement aux États-Unis.

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Georges Besse II, un projet unique

Avec un coût global de 3 milliards d’euros, l’usine Georges Besse II représente l’un des investissements industriels français les plus importants de la décennie. AREVA conforte ainsi sa position d’acteur majeur sur le marché international de l’enrichissement. Georges Besse II contribue ainsi à la pérennisation de l’avenir socio-économique du site du Tricastin.

Son implantation

L’usine Georges Besse II est implantée sur le site nucléaire du Tricastin, situé entre la Drôme et le Vaucluse. L’unité Sud est localisée sur la commune de Bollène et l’unité Nord sur celle de Pierrelatte.

L’industrie nucléaire est présente depuis 1960 sur ce complexe industriel unique en Europe. Il réunit plusieurs métiers du cycle du combustible :

• la conversion d’uranium, l’enrichissement d’uranium, la défluoration, et la fabrication de combustible assurés par AREVA ;
• la production d’électricité, grâce à la centrale nucléaire du Tricastin, par EDF.

Une conception modulaire

La conception modulaire de l'usine permet sa mise en service progressive.
Ainsi, fin 2009, la première cascade de centrifugeuses de l’unité Sud était mise en rotation, confirmant ainsi le fonctionnement opérationnel de l’usine. En avril 2011, l’usine Georges Besse II lançait ses premières productions commerciales d’UTS.

Grâce au caractère modulaire de ce procédé, plusieurs cascades pourront être mises en service chaque mois de façon à atteindre la pleine capacité de production dès 2016 : 7,5 millions d’UTS, extensible en fonction de l’évolution du marché.

Les deux unités d’enrichissement de Georges Besse II sont constituées de plusieurs infrastructures :

Vue 3D de l'usine Georges Besse II

Vue 3D de l'usine Georges Besse II - © AREVA, Image & Process

• un atelier d’assemblage des centrifugeuses, appelé CAB (Centrifuge Assembly Building),

• un bâtiment comprenant les bureaux et la salle de commande, appelé CUB (Centrifuge Utility Building),

• les « annexes » abritant les fonctions de purification, d’alimentation et de soutirage de l’hexafluorure d’uranium (UF6),

• les modules regroupant l’ensemble des halls accueillant les cascades de centrifugeuses.

Les acteurs majeurs

La SET (Société d’Enrichissement du Tricastin) exploite l’usine Georges Besse II qui utilise la technologie de centrifugation développée par ETC (Enrichment Technology Company), bailleur du procédé de centrifugation et fournisseur des centrifugeuses qui constituent les équipements de production de l’usine.

À l’horizon 2016, lors de l’exploitation complète de l’usine, la SET devrait atteindre un effectif de  450 collaborateurs.

Sur le plan financier, la SET est détenue majoritairement par AREVA.

Après les prises de participation successives du groupe GDF SUEZ (5 % en 2008), de l’électricien japonais Kansaï (2,5 % en 2009, avec la société Sojitz) et de l’électricien sud-coréen Koreo Hydro & Nuclear Power Co. Ltd (KHNP, 2,5 % en 2009), de nouveaux partenariats ont été signés en 2010 avec les électriciens japonais Kyushu Electric Power (1 %) et Tohoku Electric Power (1 %).

Ces accords, représentant au total 12 % du capital, traduisent la volonté des clients électriciens de participer à ce projet majeur et de sécuriser leurs approvisionnements en uranium enrichi.

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Les valeurs du groupe pour Georges Besse II

Vue de l'usine GBII

© AREVA, Nicolas Petitot

Le projet Georges Besse II, est mené en tout point dans le respect des valeurs du groupe AREVA.

L’usine Georges Besse II, dans le cadre de sa construction et de son exploitation, s’inscrit dans une démarche durable et proactive de progrès continu, d’intégration dans les territoires, de dialogue avec les parties prenantes externes et bien sûr, de respect de l’environnement.

Respecter l’environnement local

L’usine Georges Besse II a été pensée pour réduire encore plus l’impact sur l’environnement grâce entre autres à une conception modulaire et un procédé innovant. Les impacts potentiels du chantier sur l’environnement ont été recensés et étudiés dès les phases de conception de l’usine :

  • Sa conception modulaire et sa construction étalée sur 10 ans permettent un chantier d’ampleur moyenne limitant les nuisances pour les riverains et les impacts sur l’environnement.
     
  • L’usine Georges Besse II, deux fois moins haute que l’usine d’enrichissement d’EURODIF Production et sans nuisance sonore, s’intègre facilement dans le paysage et l’environnement.
     
  • La centrifugation consomme cinquante fois moins d’électricité que la diffusion gazeuse et ne nécessite aucun prélèvement d’eau dans le Rhône pour son refroidissement.
     
  • Les caractéristiques du procédé de centrifugation rendent l’usine encore plus performante en matière de sûreté. L’ensemble des risques, y compris ceux inhérents aux séismes, inondations, chutes d’avions, incendies, explosions, ont été pris en compte conformément aux prescriptions techniques de l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Ces niveaux de sûreté et de fiabilité ont été réaffirmés au cours des Évaluations Complémentaires de Sûreté réalisées en 2011 suite à l’accident de Fukushima.

Informer les populations

Le projet, lancé sous le signe de la concertation et du dialogue, a fait l’objet de nombreuses présentations à la population :

• un débat public (septembre-octobre 2004) : huit réunions se sont ainsi déroulées dans les départements de la Drôme, du Gard, du Vaucluse et de l’Ardèche, sous l’autorité d’une commission indépendante, la Commission de Pilotage du Débat Public (CPDP),

• trois enquêtes publiques en 2006, 2008 et 2009,

• des réunions régulières de la commission locale d’information du Tricastin (CLIGEET).

C’est aussi une des entités phares du site du Tricastin, qui fait l’objet de nombreuses visites de clients et parties prenantes externes, françaises et étrangères.

S’intégrer dans les territoires

L’implantation de l’usine Georges Besse II sur le site du Tricastin favorise la pérennisation d’une activité économique présente localement depuis plus de 40 ans. AREVA est attentif à ce que les entreprises locales participent à la construction de cette usine et puissent bénéficier de retombées économiques. De nombreuses entreprises locales et régionales ont ainsi remporté, lors des appels d’offres, près de 60% des contrats portant sur la construction de la première unité de l’usine Georges Besse II.

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Point d’avancement du chantier

Le chantier de construction de l’usine Georges Besse II durera au total une dizaine d’années et mobilisera en moyenne 500 personnes par unité.

La mise en exploitation de l’unité Sud

Vue de l'usine Georges Besse II

© AREVA, Nicolas Petitot

Inaugurée en décembre 2010, en présence d’une centaine de clients venus de 14 pays à travers le monde et de nombreuses parties prenantes externes, l’usine Georges Besse II a franchi au cours du premier semestre 2011 une étape décisive avec la mise en production de la première cascade de centrifugeuses de l’unité Sud et la production des premières UTS commerciales.

La montée en puissance du chantier Nord

Au nord du site du Tricastin, les travaux de génie civil de l‘unité ont été lancés en mars 2009. Ils sont aujourd’hui entièrement terminés. Le bâtiment où seront notamment assemblées les centrifugeuses de la deuxième unité a été finalisé en septembre 2010.

L’unité Nord entrerait ainsi en production au premier trimestre 2013, sous réserve de la levée du « premier point d’arrêt » (processus similaire à celui retenu pour l’unité Sud) durant le dernier trimestre 2012.

Les travaux se poursuivent sur les autres tranches (2 et 3) de l’unité nord suivant le planning prévu.

L’atelier REC II* entrera en production mi 2013 à l’issue du processus d’autorisation par l’ASN et des derniers essais.


* REC II est le nom donné à l’atelier support de l’usine d’enrichissement Georges Besse II. Cet atelier a pour principales fonctions le contrôle qualité et le transfert de l’uranium dans des conteneurs adaptés aux besoins des clients.

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Historique

Les étapes clés

2003

  • 24 novembre : signature d’un accord industriel entre AREVA et URENCO.

2006

  • Janvier : démarrage de la construction de l’unité Sud.
  • 12 juin - 21 juillet : enquêtes Publiques relatives au projet Georges Besse II.
  • 3 juillet : entrée en vigueur de l’accord industriel du 24 novembre 2003, AREVA devient actionnaire d’ETC à hauteur de 50 %. AREVA et URENCO restent concurrents sur la vente de services d’enrichissement. ETC demeure le seul propriétaire de la technologie de centrifugation et la met au service de ses clients, parmi lesquels AREVA.
  • Septembre : début des travaux de génie civil de l’unité Sud.

2007 

  • Avril : obtention du décret d’autorisation de création de l’INB (Installation Nucléaire de Base) Georges Besse II / Fin de réalisation des travaux de génie civil de la première tranche de l’unité Sud (CAB, CUB et premier module).

2008

  • 15 février : remise du bâtiment d’assemblage des centrifugeuses (CAB) à ETC de l’unité Sud.
  • Juin : GDF Suez entre au capital de la holding de la Société d’Enrichissement du Tricastin (SET).
  • Eté : les premières centrifugeuses sont assemblées puis testées avec succès sous UF6.
  • Décembre : démarrage de l'enquête publique relative à la modification du décret d’autorisation de création de l’INB Georges Besse II.

2009

  • Mars : début des travaux de génie civil de l’unité Nord et de l’installation des centrifugeuses dans le 1er module de l’unité Sud / Les compagnies japonaises Kansai et Sojitz entrent au capital de la holding de la Société d’Enrichissement du Tricastin (SET).
  • Mai : fin d’installation de la première cascade de l’unité Sud.
  • Juin : l'électricien sud-coréen Korea Hydro & Nuclear Power Co. Ltd (KHNP) entre à hauteur de 2,5 % au capital de la holding de la Société d’Enrichissement du Tricastin (SET).
  • Novembre : mise en rotation de la première cascade de l’unité Sud.

2010

  • Mise en production de l'unité Sud par le maître d’œuvre, SGN à la Société d’Enrichissement du Tricastin.
  • Août : remise du bâtiment CUB de l’unité Sud accueillant notamment la salle de commande
  • Septembre : remise du bâtiment d’assemblage des centrifugeuses (CAB) de l’unité Nord et du premier hall cascade.
  • Novembre : les électriciens japonais Kyushu Electric Power et Tohoku Electric Power entrent à hauteur de 1% chacun au capital de la holding de la SET.

2011

  • Mise en rotation de la première cascade de l’unité Nord et premières productions commerciales d’UTS.

1er trimestre 2013

  • Mise en production de l'unité Nord.

2016

  • Objectif : capacité nominale de production de l’usine Georges Besse II (7,5 MUTS).