AREVA VOUS DONNE LA PAROLE !
L’énergie constitue un enjeu essentiel des décennies à venir. C’est aussi un sujet complexe, qui soulève des interrogations. AREVA entend les prendre en considération et contribuer à l’information de tout citoyen dans la plus grande transparence. N’éludant pas les sujets polémiques, le groupe souhaite faire émerger un débat ouvert et serein entre le public et les experts de l’énergie. Considérant que les questions que se posent les citoyens sont légitimes, AREVA leur donne la possibilité de s’exprimer sur des sujets liés au domaine de l’énergie et à ses activités.
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Questions les plus appréciées
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Si oui, à partir de combien de temps ? Si non, quelles sont les différences entre celui d'Olkiluoto et celui de Flamanville ?
Merci de me donner une réponse de type "grand public".
- Réponse
- Bonjour,
AREVA a développé un modèle standard du réacteur EPR™ conçu pour fonctionner en partie avec du combustible MOX rapidement après sa mise en service.
Nos clients électriciens, en fonction de leurs besoins et du contexte réglementaire, peuvent utiliser cette option et en définir les conditions précises ( gestion combustible MOX qui dépend de la disponibilité de la matière). Le Décret d’Autorisation de Création de Flamanville 3 prévoit la possibilité d’utilisation d’assemblages MOX.
A terme, le réacteur EPR™ pourra être chargé à 100% avec du combustible MOX, si le client le souhaite bien sûr et après accord de l’Autorité de Sûreté dans le contexte approprié correspondant au projet concerné.
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Des réacteurs d'environ 50 MWe sont apparus (Nuscale, Hyperion, Babcok, Toshiba et bien d'autres). Certains avantages : coût, facilité d'installation et de maintenance, mise en grappes, etc.
Qu'en est-il du développement chez AREVA (technicatome, etc.) et quelle est votre position sur les mini réacteurs?
- Réponse
- Bonjour,
AREVA n’a pas développé son offre sur le marché des « mini » réacteurs nucléaires pour différentes raisons. Tout d’abord pour des raisons historiques puisqu’aujourd’hui le groupe veut capitaliser sur le savoir-faire qu’il a développé ces dernières décennies pour construire ses 87 réacteurs PWR partout dans le monde.
L’autre raison est une question de compétitivité : quand la puissance installée est importante, le coût spécifique (coût par KWe installé) est optimisé. Cela permet à nos clients électriciens de produire une électricité moins chère. C’est donc pour répondre aux besoins de ses clients qu’AREVA a développé non seulement le réacteur EPR™ de 1600 MWe mais aussi le réacteur ATMEA1™ de 1100MWe avec le japonais Mitsubishi Heavy Industry et le réacteur KERENA™, réacteur à eau bouillante de 1250 MWe développé en coopération avec E.ON.
Le marché des réacteurs de très faible puissance est un marché de « niche » qui n’est pas significatif dans les conditions actuelles.
En parallèle de ce développement, nous continuons bien sûr à investir dans les réacteurs de recherche via la Business Unit Propulsion et Réacteurs de recherche (anciennement AREVA TA).
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Alors que les réacteurs électronucléaires classiques n’utilisent que l’isotope U-235 de l’uranium, qui représente 0,7 % de l’uranium naturel, les réacteurs surgénérateurs sont capables d’exploiter tous les isotopes de l’uranium, mais également le thorium, disponible en quantité plus importante. Les premiers réacteurs électronucléaires aux États-Unis étaient des surgénérateurs, pourtant, cette technologie semble avoir mauvaise presse aujourd’hui. Est-ce qu’AREVA travaille actuellement sur des réacteurs surgénérateurs ?
- Réponse
- Bonjour,
Les réacteurs électronucléaires sur la base de l'eau légère, c’est-à-dire réacteurs à eau légère (REL) avec un spectre thermique des neutrons, utilisent un combustible d'uranium oxide enrichi en uranium-235 (jusqu'à environ 4.5% uranium-235 aujourd'hui). Pendant l'irradiation, ces REL's consomment par fission cet uranium-235 et transforment l'isotope prépondérante d'uranium, c’est-à-dire uranium-238, en plutonium. Environ 30% de l'électricité produite par un REL provient de ce plutonium produit in-site dans le cœur d'un réacteur REL.
Dans des réacteurs à spectre neutrons rapides, appelés RNR, une meilleure utilisation de l'uranium d'origine est possible car il y a plus d'isotopes d'uranium et de plutonium, et d'autres actinides, qui deviennent fissiles dans un spectre à neutrons rapides. Par recyclage de ces actinides dans ces RNR, une utilisation de ces actinides permet de gagner un facteur 80 en quantité d'uranium nécessaire par unité d'énergie produite. En fait, les surgénérateurs peuvent même produire plus de matières fissiles que consommés dans ces réacteurs et donc permettent d'atteindre une vraie durabilité de ces ressources fissiles.
AREVA a un programme de recherche sur ces réacteurs à neutrons rapides surgénérateurs.
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Les ONG sont réputées œuvrer dans l'intérêt général alors que les entreprises sont réputées défendre l'intérêt particulier de leurs actionnaires.
Le dialogue entre les ONG et les entreprises est-il possible ?
- Réponse
- Bonjour,
De manière générale, l’entreprise a pris de plus en plus conscience de son poids et de sa responsabilité dans la mise en œuvre d’un développement durable pour « tous » (émergence de la responsabilité sociale/sociétale de l’entreprise). Elle s’est aussi rendu compte qu’elle ne pouvait se développer durablement sans être en phase avec les intérêts communs de la société. Les acteurs de la société civile (ex : ONG) ont aussi gagné pour certains en expertise et légitimité, leur conférant dès lors un rôle accru.
Le dialogue entre entreprise et ONG est ainsi essentiel de nos jours. Le défi principal est parfois de trouver les meilleures modalités de dialogue entre acteurs afin notamment d’en assurer toute l’efficacité. AREVA a dès lors inscrit le Dialogue parmi ses 10 engagements développement durable, et met en œuvre à ce titre diverses initiatives (pour en savoir plus : http://www.areva.com/FR/groupe-1266/developpement-durable-10-engagements-socle-d-une-demarche-de-progres-continu.html).
L’intérêt n’est pas évidemment d’amener tous les acteurs à avoir le même avis, mais bien de profiter d’une richesse de points de vue fondée sur l'échange. Reste que certains acteurs, et notamment des ONG semblent encore préférer l’isolement et ne pas avoir d’échanges directs avec notre groupe. Notre souhait est d'élargir progressivement notre base de dialogue
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L'énergie nucléaire est une source d'énergie controversée : les opposants au nucléaire mettent en avant ses risques sanitaires et environnementaux (accidents, déchets) alors que ses partisans soulignent ses avantages en terme de disponibilité, sécurité et faibles émissions de gaz à effet de serre.
Selon vous, quels sont les avantages et inconvénients du nucléaire ?
- Réponse
- Bonjour,
Tout d’abord, il me semble important de préciser qu’il n’y a pas une unique solution aux enjeux énergétiques présents et futurs. En plus des économies d’énergie, nous défendons l’idée d’un mix des énergies parce qu’aujourd’hui nous ne sommes pas en mesure de nous priver de l’une d’entre elles.
C’est pourquoi AREVA, en complément de son offre nucléaire, se développe dans les renouvelables. Sur le nucléaire en particulier, il a l’avantage de fournir une électricité abondante, permanente, à un coût prédictible : l’uranium ne représente en effet que 5% du prix du KWh. Source d’énergie très concentrée, l’uranium est facile à stocker et ses réserves sont bien réparties dans le monde. Les réacteurs futurs, aujourd’hui en développement, permettront d‘augmenter énormément la quantité d’énergie récupérable dans ces réserves. Et enfin, même s’il n’a pas été développé dans cette perspective, le nucléaire n’émet pas directement de CO2 : si chaque pays de l’OCDE construisait 4 EPR, on atteindrait les objectifs de Kyoto. Quant aux inconvénients, ils résident essentiellement dans la radioactivité de ses déchets, et particulièrement des déchets à haute activité et à vie longue, mais pour lesquels on prépare des solutions de stockage sûr et durable.
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Les énergies renouvelables présentent des avantages certains : elles sont durables et provoquent peu de nuisances environnementales. Aujourd'hui, elles représentent 6,2 % de la consommation totale d'énergie primaire en France.
Les énergies renouvelables peuvent-elles prendre une place prépondérante ?
- Réponse
- Bonjour, En tant que solutions non émettrices de CO2, les énergies renouvelables sont une réponse immédiate et adaptée à l’urgence climatique. En cela, elles peuvent et doivent prendre une place clé dans le mix énergétique. Elles sont par ailleurs, très complémentaires du nucléaire dont l’impact sur la réduction des émissions de CO2 est déjà extrêmement important. AREVA a fait le choix des renouvelables depuis longtemps au travers de ses activités dans la biomasse au Brésil, en Inde et aux Etats-Unis, dans l’éolien offshore avec ses filiales Multibrid et PN Rotor, ainsi que dans le stockage et la production d’hydrogène avec sa filiale Hélion à Aix en Provence. Plus récemment nous avons complété ces activités par le domaine du solaire à concentration. Les renouvelables sont d’ailleurs aujourd’hui devenus le deuxième pilier du métier d’AREVA avec un carnet de commande en 2009 de plus d’1 milliard d’euros. La contribution des énergies renouvelables va encore s’accentuer. à l’avenir : en France le Grenelle de l’environnement vise un objectif ambitieux de 23% de consommation d’électricité d’origine renouvelables en 2020. Au niveau mondial, l’AIE prévoit notamment que leur part dans le mix électrique passe de 3% en 2006 à 13% en 2030. Selon le PNUE, l'investissement d'ici 2030 est susceptible d'atteindre 450 milliards de dollars par an d'ici 2012, passant à plus de 600 milliards de dollars par an à partir de 2020. Ces perspectives sont portées par des mesures d’incitation votées par les Etats dans le cadre de leur plan de lutte contre le changement climatique. C’est le cas en France mais aussi en Europe avec le paquet Énergie Climat, sur le pourtour méditerranéen avec les engagements du PSM (plan solaire méditerranéen) ou encore en Chine avec les objectifs extrêmement ambitieux visant environ 200 milliards de $ d’investissements publics d’ici 2020 dans le secteur, ou aux Etats-Unis, au travers de l’adoption du projet de loi ‘American Clean Energy and Security Act’..
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