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La Fondation AREVA soutient un programme de recherche sur le paludisme

moustique vecteur de la malaria

En cohérence avec la politique santé du groupe, la Fondation AREVA a décidé de soutenir les travaux de recherche sur le paludisme, conduits par l’Institut Pasteur via le Centre de Recherche Médical et Sanitaire du Niger (CERMES), situé à Niamey.

Un programme de recherche en deux volets complémentaires :

1. Améliorer le diagnostic biologique du paludisme. Ce projet a pour objet la conception, la production et la validation d’un test de diagnostic rapide et fiable à faible coût. Une bandelette type sera créée sur la base de réactifs. La production des bandelettes sera locale. Sa fiabilité devra être au moins équivalente aux tests commerciaux pour un coût moindre (0,15 euro par unité).

Les retombées attendues sont la mise en place d’un savoir-faire local, le renforcement des capacités au Niger, la diminution des coûts liés aux traitements, la création d’une base d’outils diagnostics pour d’autres pathologies. Un test sera pratiqué sur 5 000 patients présentant un cas présumé de paludisme dans les centres de santé.

2. Surveiller l’efficacité des traitements et notamment la résistance aux médicaments anti-paludiques, grâce à la mise en place de protocoles d’intervention adaptés aux épidémies rencontrées au Niger. Ils permettront :

  • d’établir des règles de prise en charge des malades, tout en évitant la dispersion de nouvelles résistances ;
  • de créer une carte des résistances aux traitements dans les différentes régions du pays ;
  • de déterminer la nature et la fréquence des mutations associées aux résistances aux anti-paludiques.

Le paludisme, l’infection parasitaire la plus répandue au monde

Environ 40 % de la population mondiale est exposée à cette maladie et notamment les pays d’Afrique subsaharienne où il représente la première cause de mortalité. À ce jour, chaque année, le paludisme est responsable de 300 millions de cas de maladie aigüe et d’au moins un million de décès.

Le paludisme fait donc partie des cibles prioritaires des plans de lutte contre les grandes pandémies mondiales, au même titre que le SIDA ou la tuberculose ; c’est d’ailleurs un des Objectifs du Millénaire pour le Développement fixé par l’ONU.