Enjeux energetiques et gaz a effet de serre

Vue des rues de Xuchang où des taxis rouges et des cyclistes circulent

Le secteur énergétique représente aujourd’hui deux tiers des émissions totales de gaz à effet de serre. L'augmentation des besoins en énergie aura donc des impacts irréversibles sur le climat si nous n’évoluons pas vers des sources d’énergies sans CO2.

Croissance des besoins, un impact sur le changement climatique

Les besoins mondiaux d’énergie sont voués à augmenter sous la pression conjuguée de la croissance démographique, de l’accès du plus grand nombre à l’énergie et du redémarrage de la croissance économique.

Selon le rapport World Energy Outlook de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) publié en novembre 2008, la consommation mondiale d’énergie primaire, de 12 Gtep (gigatonne équivalent pétrole) en 2007, devrait ainsi atteindre 17 Gtep en 2030, soit une croissance moyenne de 1,5 % par an.

Avec le mix de production d'énergie considéré par l'AIE dans son scénario de référence, c'est-à-dire un mix à 80 % basé sur les énergies fossiles, les émissions de CO2 augmenteraient de près de 50 % sur la période 2007-2030. Cette augmentation pourrait entraîner une hausse de la température de 6 °C d'ici la fin du siècle selon le Groupement Intergouvernemental sur le Changement Climatique (GIEC).

LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE SE MONDIALISE

Face au défi du changement climatique, des mesures ont déjà été prises au niveau internationalLe protocole de Kyoto* oblige par exemple les pays signataires (pays industrialisés) à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % sur la période 2008-2012 par rapport au niveau de 1990.

Néanmoins, la lutte contre le changement climatique nécessite d’aller encore plus loin afin d’atteindre les objectifs préconisés par les scientifiques du GIEC. Limiter l’augmentation de la température du globe à 2°C nécessite de stopper l’augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2015 et de les réduire ensuite de 50 % par rapport à 1990 à l’horizon à 2050.

L’Europe s’est ainsi fixé un objectif de réduction de 20 % des émissions en 2020 par rapport à 1990 dans le cadre du Paquet Energie-Climat et a mis en place depuis janvier 2005 un système de plafonnement des émissions de CO2 avec échange de permis (European Trading System) qui donne une valeur économique aux diminutions de rejets.

Aux États-Unis, l’American Clean Energy and Security Act (ACES), qui doit être voté au Sénat début 2010, fixe des objectifs de réduction des gaz à effets de serre de l’ordre de 17 % en 2020, 42 % en 2030 et 83 % en 2050 sur une base 2005 et devrait instaurer un mécanisme de « cap and trade ».

Les pays émergents sont également apparus comme de nouveaux acteurs essentiels dans la lutte contre le changement climatique. Les engagements récents pour une croissance moins intensive en énergies fossiles soulignent leur prise de conscience sur les risques d’un accroissement futur des émissions.

Le secteur énergétique, en tant que principal contributeur aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre, a un rôle majeur à jouer pour atteindre ces objectifs ambitieux et cela passe nécessairement par des solutions de production d’énergie sans CO2.

* Traité international signé en 1999 et entré en vigueur en 2005

ANTICIPER L’EPUISEMENT DES RESSOURCES ENERGETIQUES FOSSILES

L’épuisement progressif des ressources en hydrocarbures est une autre contrainte majeure pesant sur l’approvisionnement en énergie. Selon l’AIE, la production de pétrole pourrait commencer à décroître vers 2020. D’autres sources présentent le « peak oil and gas » bien avant.

Production mondiale de pétrole et gaz

Vue des rues de Xuchang où des taxis rouges et des cyclistes circulent

Source: Association for the Study of Peak Oil and Gas, 2007

Au-delà de l'incertitude sur la date exacte du « peak » et le niveau actuel des ressources en hydrocarbures disponibles, il convient surtout d’imaginer la société ‘après pétrole’ pour assurer l’indépendance énergétique des Etats et ne pas subir la hausse inéluctable et la volatilité des prix des hydrocarbures en cas de trop forte tension sur la demande.

Un contexte mondial favorable aux énergies sans CO2

Les réponses aux défis du changement climatique et de l’épuisement des ressources fossiles sont intimement liées. Il faut opter le plus vite posssible pour des solutions alternatives à la combustion des énergies fossiles, faiblement émettrices de CO2, garantes d’un mix énergétique durable.

En proposant des solutions dans l’énergie nucléaire, les bioénergies ou dans l’éolien, AREVA contribue à relever ces défis.

Développement durable

75 000 collaborateurs ont conscience de l’impact économique, environnemental et social de leurs activités et s'engagent dans une démarche de progrès continu.

Présence dans le monde
Situation financière

Le groupe AREVA a démontré au cours des dernières années sa capacité à croître fortement et de manière rentable.