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Que s'est-il passé à Fukushima ?

 

Le 11 mars 2011, la centrale japonaise de Fukushima – six réacteurs – a subi deux catastrophes naturelles, totalement exceptionnelles. D'abord un séisme de magnitude 9, le plus violent au Japon depuis 1900 ; puis un tsunami avec des vagues de plus de 13 mètres sur cette portion de la côte. Le séisme a conduit à l'arrêt automatique et immédiat des trois réacteurs alors en activité, comme prévu par les dispositifs de sûreté.

Mais il a également interrompu l'alimentation principale en électricité, qui permet d'acheminer l'eau nécessaire au refroidissement des cœurs de réacteurs. Trois quarts d'heure après le séisme, le tsunami a noyé les dispositifs électriques de secours qui auraient permis de maintenir la température sous contrôle et obturé les prises d'eau et de refroidissement en mer.

Dans les trois réacteurs, faute de refroidissement, les cœurs se sont mis à fondre. La pression en hydrogène – inflammable – et en vapeur est montée. En explosant, l'hydrogène a soufflé le haut des bâtiments des réacteurs 1, 3 et 4, libérant des matières radioactives dans l'environnement. L'océan a été contaminé. Les populations ont pu être évacuées dans un rayon de 20 km. Aujourd'hui, les cœurs sont refroidis en circuit fermé et l'enveloppe des réacteurs endommagés est en cours de construction. La zone des 20 km reste interdite.

Comprendre l'accident de Fukushima en 3 minutes

 
Fusion du coeur :

Le cœur du réacteur abrite les réactions nucléaires qui génèrent de l'énergie. Il est refroidi par une circulation d'eau. À défaut, il fond quand le combustible atteint de très hautes températures, jusqu'à devenir liquide.

 
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