logo AREVA

Transports de matières issues de l’amont du cycle entre la France et la Russie

Le Mikhael Lomonosov, navire utilisé pour les transports France et la Russie

AREVA a signé des contrats de fourniture de produits uranifères avec la Russie et le Kazakhstan. Entre la France et la Russie, les opérations d’importation et d’exportation de produits de l’amont du cycle sont courantes.

Les matières importées de Russie sont  des concentrés miniers en provenance des mines du Kazakhstan ou de l’uranium enrichi en provenance des complexes d’enrichissement russes. La matière à enrichir est exportée de l’usine AREVA Pierrelatte.

Des référés pour garantir la sécurité des personnes

AREVA demande des référés sur les transports vers la Russie pour garantir leur sûreté et la sécurité des personnes intervenant sur ce type de transport.
Les récentes actions médiatiques de l'association Greenpeace ont entraîné des dégradations de matériels et surtout la mise en danger des personnes.

  • Mardi 6 avril, 4 de leurs militants se sont sérieusement blessés dans des manœuvres d'entraînement. Ils ont dû être transportés à l'hôpital de Cherbourg.
  • Vendredi 9 avril, lors d'une tentative d'abordage contre le navire le Kapitan Kuroptev, l'équipage a dû hisser à son bord une militante de Greenpeace alors qu'elle risquait de tomber dans la mer.

Ce risque aurait pu être évité.

Rappelons que l'uranium transporté a pour finalité d'être transformé en combustible nucléaire, voué lui-même, à produire de l'électricité sans émission de gaz à effet de serre. Chaque année, la production électronucléaire permet d'éviter l'émission d'environ 2 milliards de tonnes de CO2 dans le monde.

Greenpeace se trompe de combat : entre nucléaire ou effet de serre il faut choisir !
AREVA déplore que Greenpeace limite son implication à des actions médiatiques, mettant ses militants en danger, au lieu de participer à un véritable débat plus serein autour des questions énergétiques.

Afficher le détail

Les transports d'uranium entre la France et la Russie

Afficher le détail

Quelles sont les principales caractéristiques des emballages utilisés pour le transport d’uranium enrichi (sous forme d’hexafluorure d’uranium, UF6)?

Cylindre métallique de type 30B pour le transport de l'uranium enrichi

Manutention de cylindre métalliques de type 30B

L’uranium enrichi est transporté dans des cylindres métalliques de type 30B placés dans une coque de protection. Cette coque de 18 centimètres d’épaisseur assure à la fois une protection thermique et mécanique.

Cet emballage, pour être agréé par les autorités de sûreté compétentes, a subi une série de tests visant à démontrer sa robustesse lors d'un transport :

  • chute sur une surface indéformable de 9 mètres,
  • gerbage de 5 fois la masse du colis,
  • chute de 1 mètre sur une barre,
  • tenue au feu de 800°C pendant 30 minutes,
  • résistance à l'immersion jusqu'à 15 mètres,
  • tenue à la pression de 27,6 bars.

Afficher le détail

Quelles sont les principales caractéristiques des emballages utilisés pour ces transports ?

L’application de la réglementation en vigueur pour les matières radioactives dépend de la nature de la matière transportée et du mode de transport utilisé.

Cette diversité des situations de conditionnement et de transport suppose le développement de différents types d’emballages.

Afficher le détail

Quelles sont les principales caractéristiques des emballages utilisés pour le transport d’uranium sous forme d’hexafluorure (UF6) ?

Cylindre 48 Y sur sa remorque de transport routier

Cylindre 48 Y sur sa remorque de transport routier

L’uranium sous forme d’hexafluorure d’uranium (UF6) se présente sous forme de cristaux. Il est transporté dans des cylindres métalliques de type 48Y. Ces cylindres sont transportés en France avec une couverture thermique (appelée BTP). Cette couverture est retirée à l'arrivée au port de Saint - Petersbourg car la réglementation en Russie ne l'impose pas.


Le cylindre 48Y est un colis industriel de type IP-2. Pour être agréé par les autorités de sûreté compétentes, ce colis a subi une série de tests visant à démontrer sa robustesse lors d'un transport :

  • chute de 60 centimètres,
  • gerbage de 5 fois la masse du colis,
  • tenue au feu de 800°C pendant 30 minutes,
  • tenue à la pression de 27,6 bars.

Afficher le détail

Comment les concentrés miniers sont-ils conditionnés pour être transportés ?

Futs de concentrés miniers à Malvési

Futs de concentrés miniers à Malvési

Les concentrés miniers sont conditionnés sous forme solide (poudre) dans des emballages cylindriques en acier de 200 litres.
Ces emballages mesurent environ 90 centimètres de haut et 60 centimètres de diamètre. Ils peuvent contenir jusqu’à 350 kg de matière. Ces emballages sont ensuite placés dans des conteneurs standards pour le transport (environ 36 emballages par conteneur).

Les emballages cylindriques en acier pour le transport des concentrés miniers répondent aux exigences de la réglementation nationale et internationale. A ce titre, ils appartiennent à la catégorie réglementaire des colis industriels de type IP-1 (industrial package).
Cette catégorie concerne les matières suivantes : minerais, concentré ou composé d'uranium, déchets faiblement radioactifs.

Cet emballage a subi les épreuves règlementaires qui démontrent sa résistance :

  • chute de 0,3 à 1,2 mètre sur une surface indéformable,
  • un gerbage par cinq fois la masse du colis.

Afficher le détail

Quel est le trajet le plus couramment utilisé pour les transports entre la France et la Russie ?

Le trajet entre la France et la Russie est réalisé par voie maritime entre le port de Saint Petersbourg et le port du Havre. Les transports terrestres entre les ports et les sites industriels sont effectués par voie ferroviaire.

Ces transports reçoivent des autorisations des Autorités veillant aux conditions de sûreté et de sécurité.

Afficher le détail

Qu’est-ce qui régit le choix du mode de transport ?

Ce choix s’effectue en fonction de la matière et du volume transportés, des installations de l’expéditeur et du destinataire de la matière, de la géographie, des distances parcourues, des contraintes de délais, …

Afficher le détail

Comment s’opère le choix des navires utilisés ?

Le choix des navires utilisés pour les transports de matières nucléaires est guidé par :

  • Les exigences des conventions et règlements internationaux, développés dans le cadre de l’OMI (Organisation Maritime Internationale)
  • Un processus interne de décision qui s’appuie sur des bases de données officielles, de type EQUASIS, et qui comporte une étude documentaire approfondie et une visite de contrôle le cas échéant par un expert maritime indépendant.

Afficher le détail

Quel type de navires utilisez-vous pour ces transports ?

Les navires utilisés pour les transports de matières radioactives entre la France et la Russie sont des navires porte-containers de ligne (âgés en moyenne de 14 ans).

Ils effectuent des rotations commerciales entre le port de Saint-Pétersbourg en Russie et le port du Havre en France. Au cours de ces rotations, ils peuvent faire escale dans d’autres ports européens.

Afficher le détail

Lors d’un transport international, comment assurez-vous la sûreté du transport ?

Nous réalisons nos transports conformément aux réglementations internationales (AIEA, OMI, …) et nationales en vigueur.

Ces réglementations sont établies en fonction la nature de la matière transportée et du mode de transport utilisé.

Afficher le détail

Comment assurez-vous la protection de vos transports ?

Les transports de matières nucléaires répondent aux exigences de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) contre le détournement de matières. Ces exigences impliquent divers degrés de confidentialité, régies par une réglementation très stricte de sûreté, de protection physique et de contrôle.

Les règles relatives à la protection physique distinguent trois catégories de matières nucléaires (I, II et II irradié, ou III) selon leur nature et la quantité transportée. Le transporteur dispose d’un agrément délivré par l’autorité compétente.
Il est responsable de la protection physique du transport concerné.

Les transports d’uranium sous forme d’UF6 et de concentrés miniers sont de la catégorie III : ils ne nécessitent ni escorte ni suivi particulier.

Afficher le détail

Comment et par qui vos activités sont-elles contrôlées ?

Les acteurs

En France, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) est l’autorité compétente française, pour la sûreté des transports de matières radioactives à usage civil. L’ASN contrôle la conformité de la conception des colis les plus radioactifs ou contenant des matières fissiles, avec l'appui technique de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) avant que ceux-ci ne soient utilisés sur la voie publique.

Le Haut Fonctionnaire de la Défense et de Sécurité (HFDS) dépendant du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (MEEDM) est responsable du contrôle des transports “sensibles” contre les actions de malveillance.

Les moyens déployés

Les Autorités compétentes contrôlent les activités de transports de matières radioactives notamment par le biais d’agrément, d’autorisation de transport, d’inspections programmées ou inopinées, ou encore d’escorte ou de surveillance pendant le déroulement du transport.

En France, au cours de ces 10 dernières années, l’ASN a réalisé plus de 500 inspections de transport, que ce soit par route, rail ou mer. Ces inspections n’ont pas mis en évidence de problème majeur de sûreté.

Afficher le détail

Qui définit la règlementation applicable aux transports de matières radioactives ?

Une réglementation internationale créée à l’initiative de l’ONU encadre les activités de transport des matières dangereuses (9 classes de matières dangereuses, dont la classe 7 : matières radioactives).

  • AIEA : l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (Vienne), organe de l’ONU, émet des recommandations constituant le socle de la réglementation internationale du transport des marchandises radioactives.
  • L’AIEA s’appuie sur les travaux de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) relative aux doses d’exposition annuelles retenues pour le public et les travailleurs.
    Le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable) est appliqué aux transports : les doses reçues lors de ces opérations doivent être maintenues au niveau “aussi bas que raisonnablement possible”.
  • Les recommandations de l'AIEA sont ensuite transposées dans les réglementations nationales des pays membres.

Afficher le détail

Quelles sont les réglementations applicables aux transports de matières radioactives ?

Des règlements internationaux encadrent chaque mode de transport, ils s’appliquent aux matières nucléaires :

  • L’ADR : accord européen relatif au transport international de matières dangereuses par route,
  • Le RID: règlement de transport international des marchandises dangereuses concernant leur transport international par fer,
  • Le Code IMDG : code maritime international des marchandises dangereuses
  • Les instructions techniques de l’OACI (Organisation Aviation Civile Internationale) pour le transport aérien des marchandises dangereuses.

Greenpeace réclame l'arrêt des transports d'uranium appauvri.
decorative

Greenpeace réclame l'arrêt des transports d'uranium appauvri alors que la date de fin de ces contrats a été publiquement annoncée dès 2006.
 
Les contrats signés entre AREVA et Rosatom concernant l'enrichissement d'uranium appauvri s'arrêteront, comme prévu aux termes du contrat, fin 2010. Cette échéance a été annoncée dès 2006 par l'enrichisseur russe et confirmée lors de la présentation au HCTISN de novembre 2009 en présence de l'association Greenpeace, représentée par Yannick Rousselet.
 
Une fois de plus, Greenpeace privilégie l'action médiatique à la réalité des faits quitte dans ce cas précis à enfoncer des portes ouvertes pour se prévaloir d'un résultat acquis d'avance.