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Un projet stratégique
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Un investissement industriel majeur
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Une technologie éprouvée
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Un chantier respectueux des valeurs du groupe
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Depuis 1979, l’usine Georges Besse d’EURODIF, filiale d’AREVA, enrichit de l’uranium par diffusion gazeuse afin de répondre aux besoins des producteurs d'électricité. L'enrichissement constitue une étape essentielle, le minerai n'est pas directement utilisable pour fabriquer du combustible nucléaire. C'est la finalité de l'enrichissement.

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 Une technologie performante : la centrifugation
Après avoir exploré plusieurs voies possibles pour accéder à la technologie lui permettant
de remplacer l’usine Georges Besse d’EURODIF, AREVA a finalement choisi la technologie de centrifugation qui est aujourd’hui la plus performante.
Elle consiste à faire tourner à très haute vitesse un bol cylindrique contenant de l’UF6. Sous l'effet de la force centrifuge, les molécules les plus lourdes (238UF6) se concentrent à la périphérie tandis que les plus légères (235UF6) migrent vers le centre.
Cette étape de séparation des molécules est répétée au sein d’un ensemble de centrifugeuses mises en série, appelé «cascade».
Les accords industriels entre AREVA et URENCO
Le 24 novembre 2003, AREVA et URENCO1 ont ainsi signé un accord en vue d’une prise de participation par AREVA NC, à hauteur de 50 %, dans la société Enrichment Technology Company (ETC). Cette société conçoit et fabrique des centrifugeuses destinées à la construction des usines de centrifugation. Elle sera le véhicule exclusif de recherche et de développement
de la technologie des deux partenaires.
Pour entrer en vigueur, l’accord du 24 novembre 2003 était soumis à deux conditions suspensives :

La première a été levée le 6 octobre 2004, lorsque la commission européenne a autorisé la création d’une entreprise commune entre
AREVA et URENCO, jugeant que la concurrence
sur le marché de l’enrichissement n’était pas remise en cause.

La seconde prévoyait l’entrée en vigueur d’un accord intergouvernemental entre la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Ces quatre pays ont signé le 12 juillet 2005 un traité à Cardiff. Chacun des quatre pays a
ensuite ratifié ce traité, le processus s’achevant
en juin 2006.
ETC est détenue à 50 % par chacun de ses 2 actionnaires qui restent concurrents sur le marché des services d’enrichissement.
Depuis septembre 2006, l’usine Georges Besse II est entrée en phase de réalisation : la Société d’Enrichissement du Tricastin (SET), filiale d’AREVA, est le maître d’ouvrage du projet et l’exploitant de l’usine Georges Besse II. AREVA NC commercialise les UTS produites par l’usine Georges Besse II.
La maîtrise d’œuvre est assurée par SGN qui assure notamment la coordination des entreprises participant aux chantiers de construction de l’usine Georges Besse II.
ETC est à la fois bailleur du procédé de centrifugation et fournira les centrifugeuses qui constituent les équipements de production.
ET-F, sa filiale française implantée sur le site du Tricastin, est chargée de l’installation et de la mise en service des unités de centrifugation d’uranium de l’usine Georges Besse II.
Les acteurs et la répartition d'un marché concurrentiel
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 Une conception modulaire, une transition en douceur
L’usine Georges Besse II, avec 3 milliards d’euros, représente l’un des plus importants investissements industriels de la décennie en France. Elle emploiera environ 450 personnes lorsque les deux unités d'enrichissement seront en fonctionnement. Cette usine disposera d’une capacité de production de 7,5 millions d’UTS (1), éventuellement extensible à 11 millions d’UTS en fonction de l’évolution du marché. Elle permettra à AREVA de conforter sa position d’acteur majeur sur le marché international concurrentiel de l’enrichissement et contribuera à la pérennisation de l’avenir socio-économique du site du Tricastin.
Grâce à sa conception modulaire, la nouvelle usine d’enrichissement entrera en service progressivement pour assurer une transition en douceur entre l’usine actuelle et Georges Besse II.
La fin de vie de l’usine Georges Besse d’EURODIF et la montée en puissance progressive de l’usine Georges Besse II, de la SET, n’entraîneront pas une rupture de livraison aux clients. La transition entre les deux usines sera notamment facilitée par la constitution d’un stock entre le début de la production de l’usine Georges Besse II et l’arrêt de l’usine actuelle.
Une implantation naturelle : le site du Tricastin
AREVA a fait le choix d’implanter l’usine Georges Besse II sur le site du Tricastin, situé au coeur de la vallée du Rhône. Cette localisation s’explique notamment par :

La présence de l’usine d’enrichissement déjà existante exploitée par EURODIF Production. Le projet Georges Besse II s’inscrit ainsi dans une continuité, avec des savoir-faire locaux et un tissu local de PME-PMI hautement qualifiées.
La présence sur le site d’autres activités complémentaires qui permettent de développer des synergies. C’est notamment le cas de la société COMURHEX, qui fournit la matière première à l’enrichisseur et d’AREVA NC qui propose à Pierrelatte ses services en matière de défluoration de l’uranium appauvri. Avec SOCATRI et FBFC, la présence historique des laboratoires du CEA, le CNPE (2) d’EDF, ce sont autant de personnels qui ont une parfaite connaissance du combustible nucléaire.
La connaissance de l’environnement, les contrôles rigoureux effectués systématiquement depuis 30 ans par les opérateurs du site sous le contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, apportent un retour d’expérience et une base de données unique, profitables à une nouvelle implantation.
La pérennisation de l’activité socio-économique et l’intégration réussie d’une activité présente localement depuis plus de quarante ans.
(1) UTS : Unité de Travail de Séparation, unité servant à mesurer le travail nécessaire à la séparation d’uranium en deux fractions de teneurs isotopiques différentes.
(2) CNPE : Centre Nucléaire de Production d’Electricité |

Aujourd’hui, avec un retour d’expérience de 30 ans, la centrifugation, parfaitement maîtrisée, présente d’importants avantages.

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Deux procédés sont actuellement utilisés pour enrichir l’uranium à l'échelle industrielle *.
La diffusion gazeuse utilisée notamment dans l’usine Georges Besse d’EURODIF et par USEC aux Etats-Unis. L’uranium sous forme d’UF6 (hexafluorure d’uranium) gazeux est introduit dans un diffuseur contenant des tubes aux parois poreuses - les barrières de diffusion -.
Plus légères, les molécules de 235UF6 se déplacent plus vite, frappent et traversent plus souvent les parois poreuses. Le gaz enrichi est aspiré pour passer dans le diffuseur suivant. Ainsi, après chaque passage dans un diffuseur, l’uranium s’enrichit davantage, mais très légèrement. Pour atteindre une teneur commerciale en 235U, le processus est reproduit jusqu’à mille quatre cents fois.
La centrifugation est actuellement considérée par l’ensemble des acteurs comme la technologie la plus performante pour enrichir l’uranium.
Utilisée par URENCO en Europe occidentale, AtomEnergoProm (AEP) en Russie, JNFL au Japon et CNNC en Chine, elle le sera également e dans la future usine Georges Besse II. Elle consiste à faire tourner à très haute vitesse un bol cylindrique contenant de l’UF6. Sous l'effet de la force centrifuge, les molécules les plus lourdes (238UF6) se concentrent à la périphérie tandis que les plus légères (235UF6) migrent vers le centre.
Cette étape de séparation des molécules est répétée au sein d’un ensemble de centrifugeuses mises en série, appelé «cascade».. A la fin des années 1980, les progrès réalisés en matière de résistance des matériaux en fibre de carbone ont permis à la centrifugation de s’imposer progressivement face à la diffusion gazeuse.
L’usine Georges Besse II :
consommera beaucoup moins d’électricité à production égale, car la centrifugation consomme 50 fois moins d’électricité que la diffusion gazeuse,
ne nécessitera aucun prélèvement d’eau dans le Rhône pour son refroidissement,
mettra en œuvre de faibles quantités de matière simultanément (moins de 10 tonnes d’UF6, contre 3 000 tonnes pour Georges Besse) et fonctionnera sous pression atmosphérique, ce qui rendra l’usine Georges Besse II encore plus performante en termes de sûreté,
bénéficiera d’une intégration facile dans le paysage et l’environnement, du fait d’une hauteur deux fois moins importante que celle des halls de l’usine actuelle et de l’absence de nuisances sonores.
La centrifugation est mise en oeuvre avec succès, depuis de nombreuses années, par URENCO, à Gronau (Allemagne), à Capenhurst (Royaume-Uni) et à Almelo (Pays-Bas).
Comparaison des procédés de diffusion gazeuse et de centrifugation
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Georges Besse d’EURODIF |
Georges Besse ll |
Enrichissement |
Uranium naturel enrichi
(maximum 5 %) |
Uranium naturel
ou issu du retraitement enrichi (maximum 6 %) |
Capacité annuelle nominale |
10,8 millions d’UTS |
7,5 millions d’UTS extensibles à 11 millions d’UTS |
Procédé |
1 cascade avec 1 400 diffuseurs |
Environ 100 cascades
avec plus d’un millier
de centrifugeuses chacune |
Quantité de matière
présente dans les cascades |
Environ 3 000 tonnes d’UF6 |
Moins de 10 tonnes d’UF6 |
Pression dans le procédé |
Autour de la pression
atmosphérique |
Procédé sous vide |
Eau prélevée |
70 000 m3/ an (nappe)
26 000 000 m3/ an (surface) |
40 000 m3/ an (nappe)
0 m3/ an (surface) |
Puissance électrique
consommée |
3 000 mégawatts |
60 mégawatts |
Arrêts pour maintenance |
1 groupe = plusieurs arrêts par an |
Pas d’arrêt pour maintenance |
* Des recherches ont également été menées sur des procédés d’enrichissement par laser. Elles n’ont, à ce jour, pas abouti industriellement. |

Une construction sur 10 ans, une mise en oeuvre progressive
Après le démarrage des travaux de génie civil en septembre 2006, la réalisation du bâtiment d’assemblage des centrifugeuses (CAB) a constitué l’une des priorités du chantier Georges Besse II.

Conformément au calendrier initial, le CAB, a été remis officiellement par AREVA à ETC et à sa filiale ET-F le 15 février 2008.Après avoir installé les différents équipements constituant la chaîne d’assemblage des centrifugeuses,
les premières centrifugeuses ont ainsi été assemblées et testées sous UF6 au cours de l’année 2008.

Les différents réseaux, équipements, tableaux de commande sont aujourd’hui installés.

Les travaux de génie civil des cinq premiers modules d’enrichissement sont terminés.

Le premier module d’enrichissement a reçu les premières centrifugeuses au début de
l’année 2009. L’usine Georges Besse II produira
ses premières UTS en 2009.

Les travaux de génie civil de l’unité Nord ont débuté en mars 2009.

Aujourd’hui, près de 700 personnes travaillent sur le chantier de l’unité Sud. Ils seront rejoints progressivement par 700 autres sur le chantier de l’unité Nord.

Le chantier de construction de l'usine Georges Besse II durera une dizaine d'années.

Toutes ces équipes participent ainsi à la réalisation d’un des projets industriels français les plus importants de la décennie.
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L’usine Georges Besse II atteint sa pleine capacité de production en 2016 (7,5 MUTS/an), soit deux années plus tôt que le planning initial.
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Un chantier respectueux des valeurs du groupe
S’inscrire dans la durée

L’usine Georges Besse II s’inscrit dans la continuité de l’usine d’EURODIF, et mise sur la synergie avec les autres activités installées sur le site.
Informer les populations

Le projet a été lancé sous le signe de la concertation et du dialogue et a fait l’objet de nombreuses présentations à la population lors :

d’un débat public, ouvert en septembre-octobre 2004, soutenu par la création d’un site internet mettant à disposition du public toutes les informations sur le projet. Huit réunions publiques se sont ainsi déroulées dans la Drôme, le Gard, le Vaucluse et l’Ardèche, sous l’autorité d’une commission indépendante, la Commission de Pilotage du Débat Public (CPDP),
d'enquêtes publiques, en 2006 et 2008/2009,
de réunions de la commission locale d’information.
S’intégrer dans les territoires

L’implantation de Georges Besse II au Tricastin pérennise l’activité économique du site et l’intégration réussie d’une activité présente localement depuis plus de 40 ans.
De nombreuses entreprises locales et régionales (des régions : PACA, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon) s’étaient manifestées, notamment lors du débat public (septembre / octobre 2004), pour participer à la réalisation de l’usine Georges Besse II.
L’attribution des différents lots pour la construction de l’unité Sud a fait systématiquement l’objet d’appel d’offres ; des entreprises locales et régionales y ont participé. Dans le cadre des marchés qui ont déjà été attribués, les entreprises locales et régionales ont remporté plus de 53 % du montant global des commandes directes engagées à fin 2008. D’une façon plus générale, l’ensemble de la région du Tricastin (Drôme, Vaucluse, Ardèche et Gard) bénéficie également de retombées indirectes importantes puisque les attributaires des marchés font appel à la sous-traitance de proximité.
Respecter l’environnement local

Les impacts potentiels du chantier sur l’environnement ont été recensés et étudiés dès les phases de conception de l’usine.

La conception modulaire de l’usine et sa construction étalée sur 10 ans permettent d’avoir un chantier d’ampleur moyenne limitant les nuisances pour les riverains et les impacts sur l’environnement.
Georges Besse II, 2 fois moins haute que l’usine actuelle et sans nuisance sonore, s’intégrera facilement dans le paysage et l’environnement.
La centrifugation consomme cinquante fois moins d’électricité que la diffusion gazeuse
Le procédé ne nécessite aucun prélèvement d’eau dans le Rhône pour son refroidissement.
L’usine s’inscrit pleinement au cœur de la démarche de progrès continu et de développement durable d’AREVA.
Les caractéristiques du procédés de centrifugation -faibles quantité de matières et fonctionnement sous vide- rendront l’usine encore plus performantes en matière de sûreté. L’ensemble des risques y compris ceux inhérents aux seismes innondations chutes d’avions incendies explosions ont été pris en compte conformément aux prescriptions techniques de l’ASN.
Le projet Georges Besse II en quelques dates
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